150 participant-e-s réuni-e-s aux Rencontres "Féministes ou non ?"

Les Rencontres Internationales Francophones « Féministes ou non ? » ont réuni plus de 150 femmes et hommes venu-e-s de 23 pays francophones, pour défendre les droits des femmes et définir les nouvelles dynamiques d’un mouvement féministe francophone.

Un succès pour Genre en Action qui a ainsi célébré ses 10 ans : « nous avons soufflé les bougies et rallumé la flamme ».

Pour ses 10 ans d’existence, le Réseau Genre en Action a organisé des Rencontres Internationales Francophones du 5 au 7 décembre 2013 à Tanger, en collaboration avec l’association marocaine Assaïda Al Horra.

Intitulées « Féministes ou non ? Nouvelles voix et nouveaux savoirs sur le genre, les droits des femmes, les relations femmes/hommes, les rapports de domination, aux Suds et aux Nords », ces Rencontres ont réuni plus de 150 personnes venues de 23 pays francophones : des activistes, des universitaires, des syndicalistes, des femmes de terrain, des étudiant-e-s, etc.

Pendant trois jours, elles et ils ont débattu de leurs approches, et ont croisé leurs vues et pratiques sur le féminisme, le genre et le développement, évoquant tant leurs convergences que leurs différences et lignes de fracture. Toutes et tous ont rappelé leur objectif commun : le respect des droits des femmes, partout dans le monde.

Un ou des féminismes ?
L’apport des femmes et des féministes aux changements sociétaux et aux droits humains dans le monde francophone - comme dans tous les espaces géo-politiques - ne fait pas de doute. Aujourd’hui, les défis sont à la fois localisés et universels : en Afrique subsaharienne francophone, on préfère parler de « genre », le « féminisme » étant un concept encore tabou. En Afrique du Nord, l’Etat et la religion brouillent les lignes féministes. Au Québec et en France, féminisme, luttes antisexiste et antiraciste cherchent leur articulation. Partout, on constate l’élitisme d’un féminisme universitaire et urbanisé qui s’allie peu avec des mouvements de femmes rurales par exemple.

Les Rencontres « Féministes ou non ? » ont conclu que la lutte contre la domination masculine et les systèmes économiques, politiques, raciaux, de caste et sociaux qui l’incarnent doit rester au cœur des actions. Dans ces croisements, le féminisme peut redonner un sens politique à l’approche genre, et l’approche genre peut aider le féminisme à se concrétiser sur le terrain des actions et pas seulement des idées, en allant au-delà de la défense des droits des femmes. Le féminisme doit embrasser les combats de toutes les femmes et de tous les hommes, féministes ou non, de tous âges, orientations sexuelles ou milieux, qui luttent au quotidien pour gagner plus de liberté face aux diktats du patriarcat.

Les Rencontres « Féministes ou non ? » ont dessiné les contours d’un féminisme qui se pluralise, se contextualise et se décolonialise ; un mouvement qui garde le cap sur l’universalité des droits mais s’ouvre à la diversité des expressions féministes, sans concession face aux conservatismes religieux et culturel.

Les Rencontres en chiffres
23 pays représentés (Algérie, Burkina Faso, Canada, Cameroun, Côte d’Ivoire, France, Haïti, Madagascar, Maroc, Mauritanie, RDCongo, Sénégal, Suisse, Tunisie…) - 48 intervenant-e-s - 150 participant-e-s - 3 jours de débats - 4 axes thématiques – 100 tweets #femounon…

En savoir plus : www.rencontres-genreenaction.net

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