25 novembre : journée contre les violences faites aux femmes

Aujourd’hui et au delà du 25 novembre, Genre en Action dénonce les violences de genre et exprime sa solidarité avec les femmes du monde entier victimes de violences sexuelles, physiques, verbales, symboliques ou institutionnelles fondées sur le genre.

Les violences de genre sont un fait social, pas biologique. Ce n’est pas une question de sexe, mais de genre. Faire acte de violence n’est dans l’ADN de personne, femme ou homme, être victime de violence non plus. Toutes les femmes ne sont pas violentées et tous les hommes ne sont pas violents.

Mais toutes les femmes et tous les hommes peuvent, un jour, au travail, dans la rue, à la maison ou à l’Assemblée Nationale subir les violences qui nient leurs droits à occuper certains espaces, à faire entendre certaines revendications, à vivre dans la dignité et le respect de leur choix de genre notamment, sous prétexte qu’il-elle n’a pas le bon âge, la bonne couleur, le bon sexe, le bon pédigré social, le bon genre etc. Personne n’est à l’abri.

Les crises sociales, économiques et écologiques renforcent les hiérarchies, les extrémismes et les effets de domination. Le système patriarcal en sort renforcé. Dans ce contexte, il nous faut travailler à l’intersectionnalité des pouvoirs, là où le genre se croise avec l’origine, la caste, la classe, la religion, le handicap, l’orientation sexuelle. La violence n’est pas naturelle. Elle se soigne socialement, avec des politiques responsables, de l’éducation citoyenne qui reprogramme les circuits de l’égalité dans la tête des jeunes et des moins jeunes, des médias respectueux, des magistrat-e-s et des corps de polices formé-es.

L’égalité de genre est un immense chantier politique et citoyen, collectif et individuel, dans lequel l’élimination des violences de genre, notamment celles faites aux femmes parce qu’elles sont de loin les plus nombreuses et les plus cruelles, doit occuper le premier plan.

Genre en Action a une pensée forte en ce jour aux femmes de République Centrafricaine qui connaissent à leur tour ce que nos soeurs du Mali, de RDC, du Rwanda, de Bosnie et d’ailleurs ont connu avant elles. Notre soutien, aussi, à Mmes Christiane Taubira et Cécile Kyenge : la place d’une femme est bien là où elle a envie d’être, sans considération d’autres facteurs que sa liberté de choix. Toute contrainte à cette liberté est une violence faite aux femmes et nous la condamnons.

Claudy Vouhé
Présidente de Genre en Action

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