A New Delhi et partout : Genre en Action dit stop aux violences faites aux femmes dans le monde ! (21/11/2012)

Début novembre, UNITE, la campagne des Nations Unies pour la lutte contre les violences faites aux femmes, annonçait huit millions de dollars pour mener ses activités. Genre en Action se réjouit de cette nouvelle. Mais que peuvent 8 millions de dollars face à l’ampleur du carnage auxquelles les femmes sont livrées dans tous les pays du monde ?

Tous les jours, la vie, le corps, l’esprit des femmes et des filles sont menacés et détruits par la violence conjugale, les incestes, les violences « traditionnelles », le harcèlement sexuel dans l’espace public et au travail, les violences subies à l’école. Sous-jacente, la violence symbolique suggérant que les filles et les femmes seraient des êtres humains de sous-catégorie mises sur terre pour satisfaire le bon vouloir des hommes, s’invite sur les écrans, les ondes, les stades olympiques, les discours politiques et religieux, les conseils d’administration, les repas de famille et les discussions au café. Ca se passe en France, ça se passe dans le monde entier. Nous ne le supportons pas.

Le viol massif des femmes au Rwanda en 1994 a marqué un tournant dans la reconnaissance des violences comme armes et crimes de guerre. Pourtant, chaque nouveau conflit semble confirmer que le corps des femmes des adversaires est l’ultime territoire à conquérir par la force. Bosnie, Tchétchénie, Côte d’Ivoire, République du Congo, Syrie, etc. Quelles sous-valeurs animent les leaders, décideurs, chefs d’état qui valident cette société-là, la soutiennent par leur silence ? Ils ne nous représentent pas, nous ne les reconnaissons pas.

Les printemps arabes et les événements au Mali confirment que les droits des femmes représentent, pour tous les extrémistes, l’ennemi public numéro 1, ceux par qui tous les malheurs arrivent, même s’ils ont les traits d’une petite fille de dix ans avec un livre à la main. Si, dans leurs discours, les fanatiques de tous bords rappellent aux femmes leur 2nd rang dans la société, toutes leurs actions indiquent qu’elles incarnent à leur yeux une énorme force de changement – et donc une menace – et doivent être matées. Nous condamnons ces courants, l’usage qu’ils font de la religion à des fins mercantiles et viles. Nous voulons renforcer le pouvoir des femmes et le respect incompressible de leurs droits.

Nous exprimons notre entière solidarité avec les femmes palestiniennes et syriennes sous les bombes, avec les haïtiennes sous les tentes de réfugiées. Nous condamnons toutes les violences sur les femmes et les filles au nom de la loi du plus fort, de l’honneur de la famille, de la tradition, de l’homophobie, du racisme, du « plus vieux métier du monde », de la nation, de la religion ou du profit.

8 millions de dollars ne suffiront pas à lutter contre les violences faites aux femmes s’ils ne sont pas soutenus par l’indéfectible engagement des 7 milliards d’être humains et des leaders des 196 pays que compte notre planète.

Pour en savoir plus :

Pour lire l’intégralité du communiqué de presse.

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