Afrique : Le rapport d’Amnesty International sur la violence contre les femmes

Le problème des violences infligées aux femmes, aux jeunes filles et aux fillettes demeurait endémique ; seul un petit nombre de pays envisageaient d’y remédier par l’adoption d’une législation spécifique.

Amnesty International

Publié sur le web le 23 Mai 2007

Violences contre les femmes et les jeunes filles

Le problème des violences infligées aux femmes, aux jeunes filles et aux fillettes demeurait endémique ; seul un petit nombre de pays envisageaient d’y remédier par l’adoption d’une législation spécifique. En Afrique du Sud, au Kenya, au Nigéria et au Zimbabwe, le Parlement continuait de débattre de projets de lois relatifs aux violences familiales et aux crimes sexuels.

En Afrique du Sud et au Swaziland, en particulier, la généralisation des violences liées au genre continuait d’exposer les femmes et les jeunes filles à la contamination par le VIH/sida, soit directement, soit en interdisant l’accès aux informations, à la prévention et aux traitements. Pour les personnes déjà contaminées, les violences sexistes, de même que les discriminations et l’opprobre liés au VIH/sida, compliquaient également l’accès aux thérapies.

Les mutilations génitales féminines étaient encore très répandues dans certains pays, notamment en Sierra Leone, en Somalie et au Soudan.

En RDC, des femmes et des jeunes filles ont été violées par des membres des forces de sécurité gouvernementales ou de groupes armés. Elles n’avaient pratiquement aucune possibilité de bénéficier de soins médicaux adaptés. Au Darfour, le viol des femmes restait une pratique systématique des milices janjawids. Le nombre de femmes agressées et violées alors qu’elles allaient chercher du bois aux alentours du camp de Kamla, non loin de Nyala, dans le Darfour méridional, a très fortement augmenté (de trois ou quatre agressions par mois à environ 200 par mois en juin, juillet et août).

Au Nigéria, on a signalé de nombreuses affaires de violences sexuelles, y compris des viols, imputables à des représentants de l’État. Ces actes ont été commis en toute impunité.

En Côte d’Ivoire, des violences de ce type continuaient d’être signalées dans les zones contrôlées par les forces gouvernementales ainsi que dans la région se trouvant aux mains des Forces nouvelles.

Source : http://fr.allafrica.com/stories/200705230345.html

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