Agenda post-2015 : recommandations de Genre en Action

"La liberté, l’égalité de genre et les droits Humains ne sont pas des instruments au service du développement. Ils sont LE développement !"

L’Agenda post-2015 doit accélérer 40 ans de lutte pour l’égalité de genre.

Genre en Action et ses partenaires remettront leurs recommandations sur la prise en compte du genre dans l’agenda-­2015 au prochain sommet des Chef d’Etats francophones qui se tiendra en novembre 2014 à Dakar.

10 recommandations de Genre en Action pour l’agenda post-2015

En termes d’orientations et de priorités

1. Viser l’éradication des structures sociales, économiques, politiques et culturelles à l’origine des inégalités et des violences de genre, en intersection avec d’autres formes d’inégalités (âge, classe, orientation sexuelle, origine etc.) et promouvoir la liberté de pensée et d’action de tous les individus, femmes et hommes ;
2. Promouvoir des modèles de développement économiques alternatifs, solidaires et durables, capables de réduire les inégalités de genre ;
3. Reconnaître, promouvoir et valoriser toutes les dimensions de l’autonomie des femmes - autonomie économique, politique, sociale, culturelle, sexuelle (inclut l’IVG légal et sans risque) et reproductive - et lutter contre toutes les formes de violences qui entravent cette autonomie ;
4. Reconnaître et valoriser toutes les formes de travail (rémunéré, care, informel …) des femmes, leurs droits économiques et leurs contributions au développement ;
5. Développer un/des objectifs spécifiques et intégrer transversalement le genre, notamment dans les secteurs où il est négligé (macroéconomie, changement climatique) notamment dans le contexte francophone.

En termes de processus

6. Engager les pays donateurs à consacrer au moins 0,7% de leur PNB à l’APD et à l’orienter vers les Pays les moins avancés et les catégories de populations les plus discriminées d’une part et à honorer leurs engagements concernant le financement de l’égalité de genre d’autre part ;
7. Rendre tous les Etats, aux « Nords » et aux « Suds » redevables de l’application des cadres existants (nationaux, régionaux et internationaux) pour les droits universels des femmes et l’égalité de genre et rendre ce suivi contraignant ;
8. Renforcer le rôle des Etats dans la protection des droits Humains et de l’égalité de genre face aux politiques macroéconomiques et aux excès de la mondialisation, et veiller à la compatibilité des agendas pour l’égalité de genre ;
9. Exiger la traçabilité des dépenses bénéficiant à l’égalité de genre (budgétisation sensible au genre) et soutenir des observatoires de l’égalité de genre indépendants afin d’assurer le développement d’indicateurs fiables et pertinents ;
10. Associer pleinement les femmes et toutes les organisations favorables à l’égalité de genre aux prises de décisions ; leur donner les moyens techniques et financiers de travailler collectivement pour l’égalité de genre et pour les droits Humains en général, et des femmes et des personnes LGBT en particulier.

Lire le rapport complet

Télécharger

Dans la même rubrique :

Répondre à cet article

Communauté

  • Devenir membre
  • Se connecter
  • Nos membres
  • Le genre se bouge
  • Publier un article

infoGENRE

S'abonner à la newsletter