Algérie : révision de la constitution

Dans un discours prononcé au siège de la Cour suprême, en présence de hauts responsables de l’État, des membres du gouvernement et des cadres du secteur de la justice, Abdelaziz Bouteflika a expliqué qu’il compte proposer au Parlement “d’enrichir le système institutionnel avec les fondements de la stabilité, de l’efficacité et de la continuité”.

Le président Bouteflika a clairement laissé entendre que les “correctifs urgents” ou “amendements partiels et limités” concerneront trois grands axes : “la protection” des symboles de la Révolution “afin que nul ne puisse y toucher, les altérer ou les manipuler”, “la réorganisation, la précision et la clarification des prérogatives et des rapports entre les constituants du pouvoir exécutif”, sans toucher aux “équilibres des pouvoirs”, et “le pouvoir de décision” du peuple, du moins lui “permettre (…) son droit légitime à choisir ses gouvernants et à leur renouveler sa confiance en toute souveraineté”.

Promotion des droits politiques de la femme

Le chef de l’État a cependant signalé que le projet de révision constitutionnel comporte une disposition nouvelle consacrée “à la promotion des droits politiques de la femme et à l’élargissement de sa représentation dans les Assemblées élues, à tous les niveaux”. Une disposition servant ainsi à rendre justice aux “acquis méritoires réalisés par la femme algérienne ainsi que la place distinguée qu’elle a gagnée durant la glorieuse lutte pour la Libération nationale et son immense sacrifice à cette fin”.

“Cette démarche vise à l’encourager, particulièrement, à prendre une part active dans l’activité économique, politique et associative”, a ajouté M. Bouteflika. Même si le premier magistrat du pays a opté pour “la pondération” et décidé donc de recourir “pour l’instant” à l’article 176 de la loi fondamentale, il n’a pas pour autant abandonner “l’idée de la révision constitutionnelle par voie référendaire”.

Pourtant, le chef de l’État a tenu à justifier le report de la consultation référendaire, en mettant en avant “l’expérience vécue ces dernières années”, les “engagements prioritaires et (les) défis de l’heure”, ainsi que les “interférences entre les différents pouvoirs dans la pratique de leurs missions”. L’introduction de certains correctifs urgents lui est alors apparue “nécessaire pour garantir une plus grande maîtrise dans la gestion des affaires de l’État”.

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