Appel à participation : Colloque international « Genre et gouvernance - l’égalité femmes-hommes dans la décentralisation administrative, la participation politique et l’éducation citoyenne », Île Maurice (2009)

Télécharger la feuille d’inscription et le programme provisoire. Date limite pour les inscriptions : mardi 20 octobre 2009.

Une manifestation multi-acteur-trices, notamment de l’Océan Indien et de l’Afrique australe, sur la base d’analyses comparatistes, parmi lesquelles la comparaison francophonie/autres sphères linguistiques.

Lieu : Ile Maurice, InterContinental Mauritius Resort Balaclava Fort
Dates : les 17, 18 et 19 novembre 2009
Organisé par :

-  Réseau WIN/WIP - Women in Networking/Women in Politics, Maurice

-  Association SiMIRALENTA et Réseau Genre Madagascar

-  Forum for African Women Educationalists (FAWE) Madagascar

-  Ecole Normale Supérieure, Université d’Antananarivo

-  Réseau « Genre en Action », Centre d’Etudes d’Afrique Noire (CEAN)/Institut d’Etudes Politiques (IEP), Université de Bordeaux

-  Groupe de Recherches sur l’Afrique du Sud (G.R.A.S.), Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Université de La Réunion

Ce colloque se propose d’être une manifestation multi-acteur-trices permettant une réflexion scientifique sur une problématique d’actualité. Dans le prolongement de la table ronde « Genre en action » du forum de l’Association of Women’s Rights in Development (AWID) de novembre 2008 à Cape Town (Afrique du Sud), il s’agit de réunir des chercheurs-es, militant-es, universitaires et acteurs socioéconomiques et d’autres acteurs-trices du développement dans l’Océan Indien, en Afrique australe et dans les pays proches (Rwanda, Burundi, … ) pour approfondir la réflexion sur les thèmes « genre » et « gouvernance » l’objectif étant de contribuer à remplir de sens ces « mots-valises » et de permettre des analyses comparatistes, parmi lesquelles la comparaison francophonie/autres sphères linguistiques.

Laissant de côté la sphère privée, on se limitera à la seule sphère publique : si l’on entend pouvoir « politique » au sens large de cet adjectif, c’est à dire « qui concerne la vie de la cité », la « gouvernance » sera envisagée au sein des associations, des syndicats, des partis politiques, des groupes de pression, des structures administratives territoriales, municipales, provinciales et nationales. Afin d’être bien délimitées dans le temps, les contributions s’intéresseront au passé proche et au présent. Les perspectives seront comparatistes, avec un accent particulier sur l’Océan Indien. On pourra s’intéresser autant aux femmes objets de la politique qu’aux femmes sujets de la politique.

Les axes d’étude envisagés sont :

- d’une part la décentralisation et la coopération décentralisée : l’espoir d’une meilleure gouvernance est un des arguments –clé en faveur de la décentralisation, la proximité est censée être le gage de plus de transparence et de participation. Dans la perspective d’une approche genrée de la gouvernance, on s’interrogera sur la place des femmes au sein des collectivités territoriales et des politiques publiques locales. Quelle place trouvent-elles dans la coopération décentralisée ?

- d’autre part la participation : la gouvernance est bonne si les processus politiques sont très inclusifs et créent des conditions pour une réelle participation – l’expérience des mouvements de femmes et féministes permet de s’interroger : quelle participation ? quelle représentativité ? comment éviter l’instrumentalisation ? et qu’en est-il de la participation des femmes à la démocratie élective : quelles actions positives en leur faveur (quota, parité, etc.) ? quelles en sont les potentialités et les limites ?

- un troisième axe d’étude portera sur l’éducation citoyenne comme facteur de gouvernance . Il s’agit de poser la question du rôle de l’éducation dans l’émergence de citoyen-nes, acteurs-trices de gouvernance. Le passage d’une éducation à la citoyenneté vers une éducation citoyenne soulève des questions riches : quelles sont les implications pour l’ approche et les méthodes pédagogiques employées ? l’éducation à l’égalité femme-homme est-elle un facteur clé de l’éducation citoyenne ? quels sont les atouts et les limites de l’école pour remplir ce rôle ?

Modalités de participation

Si vous souhaitez participer à ce colloque, vous êtes invite-e à transmettre votre proposition de communication (titre et résumé d’une dizaine de lignes) avec un CV au comité scientifique, par courrier électronique uniquement, au plus tard le 31 janvier 2009, à l’adresse suivante : colloque2009 chez genreenaction.net

Le comité scientifique informera de sa décision en février 2009.
Le texte complet de la communication (5 000 mots), rédigé de préférence en français, devra être communiqué aux organisateurs avant le 31 mars 2009, délai de rigueur, afin qu’il puisse faire l’objet d’une traduction à l’intention du public non bilingue.
Les communications, traduites simultanément, ne devront pas excéder 15 minutes et seront suivies de débats.
Les communications présentées lors de ces journées feront l’objet d’une publication dans les actes du colloque.

Comité scientifique :

- Dominique Darbon, Professeur de Sciences politiques, Centre d’Etudes d’Afrique Noire (CEAN)/Institut d’Etudes Politiques (IEP), Université de Bordeaux
- Jeanne Dina Fotomanantena, historienne, 2e vice-présidente du Sénat de Madagascar, présidente fondatrice du FAWE (Forum for Africans Womens Educationalists)
- Claude Feral, professeur d’université Responsable du Groupe de Recherches sur l’Afrique du Sud Laboratoire O.R.A.C.L.E., Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Université de La Réunion
- Elisabeth Hofmann, socio-économiste, Réseau « Genre en Action », Centre d’Etudes d’Afrique Noire (CEAN)/Institut d’Etudes Politiques (IEP), Université de Bordeaux/Ministère français des Affaires Etrangères
- Mireille Rabenoro, experte nationale Genre Analyste chargée du secteur social Cellule de Planification, de Suivi et d’Evaluation Primature, Mahazoarivo, Antananarivo, Ecole Normale Supérieure, Université d’Antananarivo
- Lala Raharinjanahary née Anatolie Raharimalala, Professeure d’anthropologie sociale, Ecole Normale Supérieure, Université d’Antananarivo
- Jeannine Ramarokoto Raoelimiadana, économiste, formatrice - chercheure en genre, Présidente du Conseil d’Administration du Centre d’Observation et de Promotion du Genre à Madagascar (SiMIRALENTA)
- Marie Randriamamonjy, agro-économiste, consultante, co-animatrice du réseau Genre de Madagascar, retraitée de la FAO
- Marie-Lise Semblat, Docteure en géographie sociale (féminisme territorial), Université Paris 3, Collège coopératif et réseau ASTER-International
- Terezinha da Silva, sociologue, Coordenadora Nacional WLSA Moçambique, Mulher e Lei na Africa Austral (Femmes et droit en Afrique australe), Mozambique

* * *

Réseau Genre en Action, http://www.genreenaction.net
CEAN, IEP de Bordeaux, 11 Allée Ausone, 33607 Pessac cedex, France

Télécharger la version anglaise de l’appel à communication

Les communications et enregistrements vidéo et audio du colloque ainsi que les premières conclusions et pistes d’action sont en ligne.

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