Cameroun : saisir l’occasion d’améliorer les droits des femmes

Le Centre pour la Protection des Femmes défavorisées
du Cameroun a pu améliorer les droits des femmes détenues dans la prison à sécurité maximale de Yaoundé.

Saisir l’occasion d’améliorer les droits des femmes / Trust Africa

Une étude de cas, publiée en janvier 2006, qui se concentre sur
Urgent Action Fund-Afrique.


En 2004, une équipe du Centre pour la Protection des Femmes défavorisées
du Cameroun, effectuait une visite à Kondengui, la prison à sécurité
maximale de Yaoundé, la capitale du pays. Ses membres, venus faire de la
formation pour les détenues, ont été préoccupés par les conditions
trouvées sur place, notamment une vague d’arrestations pour raisons
politiques, de longues détentions préventives, un surpeuplement
considérable et un service médical inadéquat.

L’équipe sentit qu’il était impératif d’enquêter et de recenser les cas
d’abus et de détention injustifiés de femmes dans cette prison. Mais le
temps était court : on avait accordé au centre un droit d’accès d’une
durée de cinq mois seulement et son autorisation pouvait être annulée à
tout moment.

Heureusement, des consoeurs ont pu mettre le personnel du centre en
contact avec Urgent Action Fund-Afrique qui octroie des subventions
modestes mais opportunes, pour préserver les droits des femmes à travers
le continent. Depuis sa création en 2001, le Fonds basé à Nairobi a
octroyé rapidement des douzaines de subventions bien ciblées pour aider
les groupes de défense des droits des femmes, à saisir des occasions
vitales ou à éviter des risques imminents. Bien que ne dépassant pas 5 000
$US, certaines de ces subventions ont sauvé la vie de femmes activistes en
Somalie, en Éthiopie, en Ouganda, au Kenya et au Zimbabwe ; d’autres
subventions ont aidé à appliquer des mesures juridiques importantes au
Cameroun, au Kenya et en Ouganda, et à garantir aux femmes une
participation aux négociations de paix au Libéria, en Sierra Léone et en
Somalie.

En moins de trois jours, réagissant à une proposition du groupe des femmes
du Cameroun, le fonds accordait une subvention de 4 200 $US, permettant
ainsi au personnel du centre de collecter tranquillement des données sur
les conditions à Kondengui, de fournir une assistance juridique aux
détenues et de mettre sur pied une campagne médiatique pour publiciser ses
conclusions.

Le résultat immédiat de ce travail a été la libération de 304 femmes
détenues de manière illégale ou en attente prolongée d’un jugement. De
plus, l’on a commencé à séparer les hommes détenus des femmes, et il a été
créé un bureau d’un médiateur pour s’occuper des plaintes des détenus. « 
Nous finançons des opportunités, pas des programmes » a déclaré Kaari
Betty Murungi, célèbre avocate des droits humains qui dirige le Fonds. « 
L’idée consiste à permettre à une organisation de saisir une opportunité
qui aurait autrement été perdue. »

Lire la suite : Saisir l’occasion d’améliorer les droits des femmes en
version pdf au :
http://www.trustafrica.org/documents/UAF_case_study_FRANCAIS.pdf

Source : Hebdomadaire d’Information de l’AFARD Togo
RESSOURCES N°43, Jeudi 13 juillet 2006

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