Canada Nouveau-Brunswick : sondage sur la violence faite aux femmes

En 2002, la société canadienne Harris/Décima réalisait, à la demande de la Direction des questions féminines du bureau du Conseil exécutif du gouvernement du Nouveau-Brunswick, un sondage mesurant la perception de la violence faite aux femmes par la population de la province. Afin d’évaluer l’évolution de leurs connaissances de la problématique, un nouveau sondage intitulé « Sondage attitudinal à propos de la violence faite aux femmes » vient d’être mené en 2009, pour lequel un échantillon de cinq cent adultes du Nouveau-Brunswick, dont 111 autochtones, a été consulté.

Ce nouveau sondage a ainsi permis de mesurer :
- Le degré de préoccupation du public à l’égard des diverses formes de violence notamment celle faite aux femmes ;
- Les attitudes du public à l’égard des causes de la violence faite aux femmes ;
- Si les femmes connaissent les services offerts aux victimes de violence ;
- La perception du public sur l’efficacité des stratégies de prévention et d’intervention.
Au regard des résultats obtenus, il ressort que 17% des sondés ne semblent pas connaître les causes de la violence faite aux femmes. Dans un même temps, depuis 2002, ils sont mieux sensibilisés et informés sur les services disponibles pour les victimes de violence. Une avancée en partie due au fait que la population du Nouveau-Brunswick considère davantage que la violence dont sont victimes les femmes est un problème récurrent plutôt qu’un incident isolé.
Selon l’étude (téléchargeable en bas de page en français), l’image traditionnelle attribuée aux femmes semblent s’estomper. Comparativement à la première enquête, le public est plus en accord maintenant qu’une femme travaille à l’extérieur de la maison, et ce, même si la famille n’a pas besoin d’argent : 79% sont entièrement d’accord contre 71% en 2002. En revanche cette vision demeure ancrée chez les personnes âgées et les autochtones.
Pourtant, bien que la violence physique à l’égard des femmes reste la première à être évoquée par les sondés, le fait qu’elle puisse constituer un crime est moins évidente. Seulement 73% continuent de considérer qu’un mari qui force son épouse à avoir des relations sexuelles avec lui commet un crime.

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Pour en savoir plus, vous pouvez consulter et télécharger : le sondage attitudinal à propos de la violence faite aux femmes

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Source : Awid, OIF

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