Ce genre qui dérange

Soraya Behbahani, allocataire de recherche-monitrice en anthropologie à l’université ­Lumière Lyon-2 (faculté d’anthropologie) et membre du Crea (Centre de recherches et ­d’études anthropologiques) en France, publie son ouvrage intitulé "Ce genre qui dérange". Sur des bases ethnographiques et anthropologiques, l’auteure se penche sur le difficile débat autour du rapport du féminin et du masculin.

Soraya Behbahani, allocataire de recherche-monitrice en anthropologie à l’université ­Lumière Lyon-2 (faculté d’anthropologie) et membre du Crea (Centre de recherches et ­d’études anthropologiques) en France, publie son ouvrage intitulé "Ce genre qui dérange". Sur des bases ethnographiques et anthropologiques, l’auteure se penche sur le difficile débat autour du rapport du féminin et du masculin.

Extrait de la préface de François Laplantine :

« Le débat autour du rapport du féminin et du masculin est l’un des débats les plus difficiles. Il provoque une grande inquiétude et conduit très souvent à des positions passionnées : le bon genre et le mauvais genre, le bon et le mauvais pouvant être attribués alternativement au féminin ou au masculin. Il convient de rappeler ensuite que la question des rapports sociaux de genre est arrivée très tardivement dans le champ de la sociologie et de l’anthropologie. La réflexion pionnière naît incontestablement en France, avec un ouvrage subversif : Le deuxième sexe, publié en 1949 par Simone de Beauvoir qui récuse pour la première fois l’idée d’une nature féminine.

Mais c’est incontestablement dans les pays anglo-saxons, à travers les gender studies et les women studies que la notion commence à acquérir une consistance théorique. Ce que l’on appelle aujourd’hui la gender theory, qui est une théorie critique, tend à se déplacer de la mise en cause du modèle patriarcal à la mise en question du modèle hétérosexuel. Elle rencontre, ce faisant, une autre problématique posée par la sensibilité gay et plus encore queer qui, à travers des formes de sexualité hybrides, mutantes et métisses, procède à la subversion des distinctions du masculin et du féminin, de l’homo et de l’hétéro. Nous mesurons à quel point, par rapport à la question du rapport aux normes masculines et féminines, l’anthropologie en France a pris un retard considérable.

Le livre que voici constitue une incitation à réexaminer, sur des bases résolument ethnographiques, les paradigmes antagonistes de l’universalisme à la française et du différentialisme à l’américaine. »

***

Informations sur le livre :
140 pages
Prix : 15 euros.

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Source : Téraèdre

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