Chine - Tibet : quand le génocide devient un gynocide

Réunies dans une même sororité de souffrances, Chinoises et Tibétaines sont les
cibles de nouvelles mesures discriminatoires en rapport avec la réapparition, dès
les années 80, des idées ancestrales de supériorité et de suprématie masculines que
le communisme n’avait fait que stopper, sans les éradiquer complètement.

Diverses tactiques sont mises en ouvre pour briser la volonté émancipatrice féminine
et revenir à la « bonne » vieille morale patriarcale. Le répit dans la « guerre des
sexes » organisé par le communisme a fait long feu !

- Accentuation des violences faites aux femmes, trop peu réprimées par la
législation actuelle - violences conjugales, femmes objets, viols collectifs,
harcèlement sexuel, diffusion de la pornographie.

- Trafic et Vente d’épouses sur les marchés d’esclaves.

- Réapparition de la prostitution et de la coutume des concubines multiples comme au
temps des seigneurs.

- Discriminations variées sur le marché de l’emploi : inégalités salariales,
chômage, exclusion des femmes.

- Diminution du nombre des femmes dans les instances politiques de tous niveaux.

- Mise en place de la Politique de « l’enfant unique » - essentiellement développée
depuis les années 80 - qui associe des mesures incitatives, dissuasives ou
répressives, financières et médicales : planning familial, stérilisations forcées,
avortements sélectifs des foetus féminins, infanticides ou abandons des petites
filles.

Le sexe ratio femme/homme normalement de 100/105 à la naissance (régulé
automatiquement du fait de la plus grande fragilité des garçons, à 100/100 à la fin
de la 1ére année de vie) est actuellement de 70 filles /100 garçons.

Une violation gravissime des conventions pourtant ratifiées

Quelle que soit la répression organisée ou la récompense promise, la campagne
antinataliste est dirigée par le pouvoir masculin contre le libre choix des femmes à
disposer de leur corps. Il s’agit d’une forme gravissime de violences faites aux
femmes qui enfreint tous les textes internationaux signés par le gouvernement
chinois :

- Déclaration universelle des Droits de la Personne humaine, 1948 ;

- Convention internationale sur l’élimination des discriminations à l’encontre des
femmes, 1979 ;

- Convention internationale contre la torture et autres traitements ou punitions
cruels, dégradants ou inhumains, 1984 ;

- Convention internationale sur la punition du crime de Génocide.

Ce gynocide est semblable à celui qui se déroule, dans le plus grand silence
médiatique, aux Emirats Arabes Unis et en Inde où le manque de femmes pose de
graves problèmes.

Michèle Dayras, présidente de SOS sexisme, ( le 7 avril 2008)

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