Colloque Action radicale et sujet radical : racines, représentations, symboles et créations

Ce colloque vise à repenser et à mettre en relief l’action radicale et le sujet radical comme formes de protestation et de mobilisation et à réfléchir en termes de récit, de poétique et de symbolique. Ce colloque s’adresse aux universitaires, écrivains, artistes et activistes qui souhaitent présenter, communiquer et exposer ces travaux sur l’occupation et l’appropriation de l’espace public montréalais lors des manifestations étudiantes au printemps 2012, le « printemps érable ».

Ce colloque vise à repenser et à mettre en relief deux concepts, à savoir l’action radicale et le sujet radical, qui sont liés aux formes de protestation et à la mobilisation de l’espace où se négocient et se créent du rassemblement ainsi que de l’opposition. Plus précisément, ils révèlent une ampleur qui mérite réflexions et échanges en termes de récit, de poétique et de symbolique. Ainsi, que peut nous révéler l’évolution à la fois diachronique et synchronique des liens qui se tissent entre littérature et radicalisme ? Est-ce que le radicalisme rime nécessairement avec l’engagement politique, l’affichage d’une tendance révolutionnaire marquée, ou est-ce que des marques textuelles, des mouvements, des courants, intrinsèquement littéraires, ne peuvent pas être considérés comme radicaux en soi ?
Argumentaire
Que peut nous révéler l’évolution à la fois diachronique et synchronique des liens qui se tissent entre littérature et radicalisme ? Est-ce que le radicalisme rime nécessairement avec l’engagement politique, l’affichage d’une tendance révolutionnaire marquée, ou est-ce que des marques textuelles, des mouvements, des courants, intrinsèquement littéraires, ne peuvent pas être considérés comme radicaux en soi ?
Depuis les différents évènements printaniers à Prague et dans le monde arabe, les mouvements Occupy / Occupons, les manifestations étudiantes actuelles au Québec, en passant par les changements politiques, économiques, multiculturels et même institutionnels, le terme « radical » s’articule sans définition unique. Il semble aussi qu’il soit difficile de renouveler les symboles associés à des évènements radicaux qui, d’un point de vue populaire du moins, se reflètent, entre autres exemples, dans les images ayant émergées de la Révolution Tranquille au Québec et des mouvements féministe et des droits civiques.
Ce colloque vise donc à repenser et à mettre en relief deux concepts, à savoir l’action radicale et le sujet radical, qui sont liés aux formes de protestation et à la mobilisation de l’espace où se négocient et se créent du rassemblement ainsi que de l’opposition. Plus précisément, ils révèlent une ampleur qui mérite réflexions et échanges en termes de récit, de poétique et de symbolique. De plus, et ce, tant pour les universitaires que les écrivains, artistes et activistes, une demi-journée de ce colloque sera consacrée à des présentations, communications et expositions sur l’occupation et l’appropriation de l’espace public montréalais lors des manifestations étudiantes au printemps 2012, aussi connues sous le slogan « printemps érable ». Ce volet moins théorique fera place à la recherche-création : le photographié, le filmé, le théâtral, le chanté, le peint et autres formes d’expression sont attendues.
Pour mieux cerner la problématique que ce colloque tentera d’investiguer, les questions suivantes servent de points de départ : y a-t-il une rhétorique du radical ? Si oui, quels sont ses figures, ses tropes, ses lieux d’énonciation les plus récurrents ? Comment la représentation du radical varie-t-elle d’un médium à l’autre, d’une époque à l’autre ? Quels enjeux présupposent la représentation d’un personnage, d’un milieu ou d’une thématique radicale ? Quelles formes peut prendre la dissidence au sein d’une oeuvre comme de l’institution qui en supporte la publication, la diffusion et la réception ? L’analyse du radical appelle-t-elle des méthodologies adaptées ? Quels cadres théoriques pourrait-on proposer, le cas échéant ?
Nous encourageons les propositions de communications, de recherches-créations et d’expositions qui incorporent l’analyse textuelle ainsi que la réflexion théorique et artistique sur la notion de radicalisme. Les chercheurs sont invités à présenter des communications de 20 minutes, suivies d’une période de questions de 10 minutes, sur l’un des thèmes suivants, sans toutefois s’y limiter :
Motif(s) de l’engagement radical
Représentations radicales/d’un radical
L’oeuvre comme lieu radical
Espace public (occupation et appartenance)
Militantisme, protestation et manifestation
Théorisations et représentations féministe, queer, gay et lesbienne
Intermédialité : cinéma, Internet, réseaux sociaux, etc.
L’action radicale et ses formes
Arts de la rue
Mise en scène et théâtralité
Photographie et vidéo
Poésie, chanson
Pauvreté, classe et discours économique
Études post/coloniales et nationalismes
Multiculturalisme, pluralisme et interculturalisme
Communauté et individualisme
Notez que ce colloque s’adresse aux étudiantes et étudiants gradué-e-s francophones et anglophones ainsi qu’aux artistes, écrivain-e-s et activistes qui souhaiteraient participer à la demi-journée consacrée au « printemps érable ».
Modalités de soumission
Les propositions, qui présenteront les éléments suivants – problématique, méthodologie, corpus à l’étude et notice biographique – et qui contiendront au maximum 300 mots, sont à envoyer à ColloqueRadical2013 chez gmail.com avant le 10 septembre 2012
Les membres du comité organisateur (Nicholas Giguère, de l’Université de Sherbrooke, et Dominique Hétu, de l’Université de Montréal) enverront un courriel pour confirmer la réception de chaque proposition reçue.
Il serait apprécié que la proposition soit annexée au courriel et que ce fichier joint soit en format PDF.
La sélection des propositions sera faite avant le 10 octobre 2012.
La publication d’une sélections de communications est prévue.

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