Journée Africaine de la Statistique, Genre en Action réitère l’importance des Observatoires de l’égalité de genre en Afrique (16/12/2012)

A l’occasion de la Journée Africaine de la Statistique, Genre en Action réitère l’importance des Observatoires de l’égalité de genre en Afrique Francophone.

Organisée par la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique, la Banque Africaine de Développement et la Commission de l’Union Africaine, cette journée s’articule cette année autour des inégalités de genre pour « s’assurer que chaque femme et homme soit pris en compte : produire des statistiques sensibles au genre pour l’atteinte des objectifs de développement »1. Genre en Action approuve cette initiative.
En effet, partout dans le monde et indépendamment du lieu de vie, de l’origine ethnique et même de la classe socio-économique, les femmes sont relativement défavorisées par rapport aux hommes et subissent des discriminations spécifiques, notamment en termes de violences.
Pourtant, le manque de statistiques sur les questions liées au genre dans les pays est un problème majeur pour la mise en œuvre de politiques basées sur les faits et pour la distribution équitable des ressources et des opportunités. Il est donc indispensable de mener des diagnostics qui rendent explicites ces inégalités et discriminations, en saisissent les enjeux mais aussi les évolutions et permettent des actions correctives pour plus de justice sociale.
Dans les pays francophones d’Afrique, même si des progrès ont été accomplis dans certains domaines (éducation, santé, etc.), il reste encore beaucoup à faire pour la collecte de données quantitatives et qualitatives sensibles au genre dans des domaines-clefs du développement (accès aux services, à l’emploi, à la justice, violences envers les femmes, etc.).
C’est pourquoi, depuis 2006, Genre en Action essaie de promouvoir la présence d’observatoires des inégalités portés par la société civile pour influencer la mise en œuvre de planifications sensibles au genre et favorables aux droits des femmes dans l’espace francophone. Encore trop rares et faibles, les observatoires ont pourtant un rôle capital à jouer dans la compréhension et la transformation des rapports de genre et des forces, souvent subtiles, qui induisent et perpétuent les inégalités.
En 2011, l’Association Genre en Action a lancé le projet ROEG (Réseau d’Observatoires de l’Egalité de Genre) pour appuyer des observatoires de genre, afin qu’ils puissent agir comme outil de recherche, de production de données sexo-spécifiques, de sensibilisation et d’information à l’égard des décideurs et des différents acteurs en Afrique francophone. Ce projet, soutenu par différents partenaires2, veut renforcer la société civile dans sa maîtrise des observatoires en tant qu’instruments capitaux pour le plaidoyer et la formulation de politiques publiques sensibles au genre.
Les observatoires sont des mécanismes clés de la gouvernance ! S’en saisir est primordial pour lutter contre les inégalités de genre dans tous les domaines.

Pour télécharger le communiqué de presse.

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