Congo : les femmes dans la mondialisation culturelle

L’étude de Julie Ndaya Tshiteku s’inscrit dans la très large problématique de la mondialisation culturelle et des transformations sociales. Elle aborde la manière dont les femmes congolaises, aussi bien au Congo qu’en Europe, tentent de reconstruire leur identité en contournant les différents obstacles culturels. Cette reconstruction a lieu dans le cadre du mouvement religieux des chrétiens kinois appelé Le Combat spirituel.

Dans les analyses l’auteure s’inspire de la littérature au sujet du changement religieux pour appréhender la dynamique culturelle mise en place par Le Combat, mouvement religieux des chrétiens kinois. Le contexte dans lequel ce groupe est né à Kinshasa est illustré à travers l’histoire de vie de la pionnière et les différents cas des adeptes. Ainsi apparaissent les tensions vécues par plusieurs femmes provenant des contradictions entre les différents systèmes culturels qui se sont disputé le terrain dans leur corps. Le Combat leur propose une alternative culturelle, exprimée à travers le terme lingala kobonguana : être guéri, être repenti. ’Prendre le bic’ présente la production d’une sub-culture, à travers la dynamique de sélection des idiomes culturels locaux et mondiaux, qui s’accommode mieux à la réalité au sein de laquelle les protagonistes vivent.

« La mondialisation c’est l’intensification des contacts entre les cultures et les formations sociales des différents continents. Elle a été favorisée par le développement rapide des moyens de
transport et des technologies de communication sophistiquées, facilitant la diffusion des idées
et les déplacements des personnes.
En reconnaissant la diaspora comme dispersion non seulement
des personnes mais aussi des idées d’un endroit à un autre, cette étude a comme sujet
les transformations sociales au Congo Kinshasa.
Pour appréhender ces transformations
j’utilise comme cadre un mouvement religieux des Congolais en Europe. Je vais étudier ce
mouvement dans son ensemble et centrer mes observations et analyses particulièrement sur
les femmes, au sujet de la manière dont elles reproduisent dans leur nouveau pays de séjour
l’habitus (Bourdieu 1986 : 40) congolaise comme on pourrait l’observer dans leur pays
d’origine.
Ma thèse est qu’au delà de la singularité qui distingue chaque personne, les femmes
engagées dans les mouvements transnationaux et transethniques véhiculent dans leur nouveau
lieu de séjour un mode de pensée et d’agir, reformulé il y a bien longtemps comme production
culturelle résultat des contacts ayant eu lieu au Congo. »

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