Corée du Sud : un quota d’hommes dans l’enseignement

Le bureau éducatif de la ville de Séoul pousse pour obtenir un système de quota afin de garantir un certain nombre d’hommes parmi les enseignants des écoles primaires et secondaires dans une tentative d’empêcher les femmes de dominer la profession, a-t-on appris de source officielle, mercredi 26 mars 2008.

Dans la capitale coréenne, les femmes représentent 83 % des enseignants du primaire, a révélé le Bureau Municipal pour l’Éducation (Seoul Metropolitan Office of Education), qui compte proposer sa révision au ministère de l’Éducation, de la Science et de la Technologie dans la journée.

Selon la ville de Séoul, cette prédominance féminine pose d’une part un problème aux élèves masculins qui ne trouvent pas dans leurs professeurs de figures "modèles" et d’autre part elle génère des difficultés de gestion administrative.

« Afin de réduire cette disparité entre les sexes des enseignants, les lois doivent être révisées, ce qui ne peut être fait que par le ministère de l’Éducation », a expliqué un inspecteur des écoles de la ville de Séoul.

Jusqu’à présent, les lois en vigueur ne font aucune distinction ni restriction sur le sexe des enseignants recrutés.

La domination des enseignantes dans les écoles primaires et les collèges est un phénomène mondial qui est également constaté aux États-Unis, en Europe ou en Chine. Pour le cas de la Corée, on a constaté, après la crise financière asiatique de 1997 que de nombreuses femmes se sont tournées vers l’enseignement pour assurer un emploi stable et profiter de vacances plus longues se contentant d’un salaire modeste, tandis que les hommes se sont plutôt dirigés vers les secteurs médicaux, financiers, ou des technologies de l’information.

Des quotas dans la formation et dans la profession

A Séoul, les agences matrimoniales vantent les enseignantes comme étant les meilleures épouses, à égalité avec les pharmaciennes, et les fonctionnaires de haut niveau, côté masculin, les juges, les docteurs et les stars du sport sont présentés comme les maris idéaux.

Dans un effort de limitation de cette prévalence féminine dans l’éducation, les universités de pédagogie ont établi des quotas pour accepter au moins 25 à 40 % de garçons parmi leurs nouveaux étudiants.

Au niveau national, les femmes représentent 74 % des enseignants des écoles primaires, 64 % des professeurs de collège et 42 % des professeurs de lycée.

Le ministère de l’Éducation attend de recevoir la proposition de la municipalité de Séoul, a fait savoir Park Jung-jae, un porte-parole du ministère, précisant qu’aucune décision n’avait été prise concernant un système de quota.


source http://french.korea.net/actualites/View.asp?serial_no=20080326028&part=105

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