Discrimination envers les salariés ayant des dépendants à charge : la Californie revoit sa législation

Une recrudescence d’actions judiciaires contre le "plafond de verre" touchant des mères de famille ou des salariés devant s’occuper de parents âgés provoque un durcissement du code du travail californien envers les entreprises. Les employeurs redoutent que ces nouvelles dispositions ne rendent le licenciement d’employés abusifs trop contraignant.
Un exemple américain au sujet de cette problématique universelle.

Etats-Unis
Discrimination envers les salariés ayant des dépendants à charge : la Californie revoit sa législation

La "discrimination face aux responsabilités familiales" est le concept à la base de toute une nouvelle doctrine en matière de ressources humaines. Elle s’appuie sur l’observation de conflits judiciaires concernant nombre de femmes enceintes ou de personnes responsables d’une tiers handicapé ou dépendant ayant subi une discrimination à l’embauche ou lors d’une promotion.
Il s’agirait le plus souvent d’un "mur de la maternité" plutôt que d’un "plafond de verre" selon Joan Williams‚ professeur de droit immobilier à l’université de Hastings de San Francisco.

Les lois fédérales imposent déjà aux employeurs de s’adapter aux besoins des employés handicapés ou d’accorder des congés à ceux qui se trouvent contraints de garder un proche souffrant ou invalide. Mais elles ne font pas référence à la discrimination qui peut s’y rattacher. Le statut marital y est mentionné‚ mais non l’aide à la personne.

Les procès pour ce motif ont augmenté de 400% entre 1996 et 2006. Ils représentent maintenant 23% des poursuites pour discrimination‚ au point de dépasser celles concernant la race ou la religion. Les salariés gagnent généralement les procès‚ bien que l’argument de poids soit souvent un commentaire de mauvais goût lâché par un patron discriminatoire envers les femmes "qui devraient garder les enfants à la maison" précise Williams.

Le patronat redoute que des "employées marginales" ne soient surprotégées du simple fait d’une grossesse explique Scott Teddemann‚ un avocat basé à Los Angeles représentant des groupes d’employeurs.
Cependant‚ nombre de directions ont évité les poursuites et même pu tirer profit d’une plus grande attention aux difficultés de leurs employés.

(Los Angeles Times‚ "Taking better care of caregivers"‚ 12 mai 2007)

http://www.seniorscopie.com/actu/article.asp?id=070522184253&rub=rhum

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