Femmes de réconfort : esclaves sexuelles de l’armée japonaise

A travers le récit de femmes coréennes, envoyées dans les camps de l’armée japonaise en tant qu’esclaves sexuelles, cette bande dessinée rend compte de la dimension émotionnelle de ce drame de guerre et de l’expérience traumatisante des victimes.

BD Sud-Coréenne, Femmes de réconfort, de Jung Kyung-A
éditeur : 6 pieds sous terre / Au diable Vauvert
parution : 18 octobre 2007

Femmes de réconfort, c’est le nom donné à ces femmes coréennes réduites à l’esclavage sexuel par l’armée japonaise pendant près de 20 ans, jusqu’en 1945. Durant la guerre du Pacifique l’armée impériale a littéralement kidnappé les femmes des pays qu’elle a occupé en prétextant qu’elles allaient travailler dans des usines japonaises. Sur 250 pages, Jung Kyung-A nous raconte l’histoire de ces victimes de guerre enfermées dans ce qui était appelé des maisons de réconfort disséminés dans les territoires occupés par le Japon : en Chine en Indonésie aux Philippines, à Taiwan et en Corée du Nord et du Sud.

Voir la couverture

Source : France Inter

"Plus que tout je refuse catégoriquement le terme de femme de réconfort puisqu’il signifie quelque chose de chaleureux et doux. Nous n’étions pas des femmes de réconfort. Nous étions des victimes de rapts et de viols commis par l’armée japonaise ! Nous ne cherchons pas à punir les coupables individuellement, nous attendons que l’état Japonais reconnaisse son crime officiellement. Reconnaître et voir la réalité en face est un moyen d’apprendre d’avantage."

Source (et possibilité de commander la BD) : http://www.bdnet.com/9782352120292/...

" C’est un document exceptionnel auquel 6 Pieds sous terre (associé pour l’occasion aux éditions Au diable vauvert) vous convie avec ce manhwa d’une jeune auteure coréenne, Jung Kyung-a.

Femmes de réconfort retrace l’historique, aux travers de témoignages, d’un épisode bien sombre des guerres expensionnistes de l’empire Japonais au début du XXe siècle : celui de la création d’un véritable esclavage sexuel, organisé par l’armée Japonaise et à l’usage de ses soldats dans les pays d’asie.

Pendant l’occupation de la Corée par le Japon, lors de la seconde guerre mondiale, près de 200 000 femmes coréennes ont été kidnappées, déportées, violées, battues, tuées, abandonnées. Peu en ont réchappé, et les survivantes sont restées blessées, physiquement et psychologiquement.

Jung Kyung-a, jeune auteure coréenne, raconte avec ce livre l’histoire vraie de ces "femmes de réconfort", envoyées dans les camps de l’armée japonaise pour y servir d’esclaves sexuelles.

Les ouvrages abordant ce sujet douloureux de l’histoire commune du Japon et de la Corée étaient jusqu’ici des travaux académiques et universitaires, s’adressant surtout aux chercheurs. Femmes de réconfort retrace les itinéraires poignants d’un médecin japonais chargé de la santé des détenues, d’une fille de colon hollandais et d’une jeune Coréenne, ces deux dernières étant toujours vivantes aujourd’hui.

Tout en restant précis et documenté, ce récit expose désormais, par le biais de la bande dessinée, la réalité de ce drame au grand public.

Ce livre est une co-édition entre Au diable Vauvert et 6 Pieds sous terre "

Source : http://fleurdencre.over-blog.com/ar...

Voir aussi l’article dans "20 minutes" :

http://www.20minutes.fr/article/188...

Portfolio

Dans la même rubrique :

Communauté

  • Devenir membre
  • Se connecter
  • Nos membres
  • Le genre se bouge
  • Publier un article

infoGENRE

S'abonner à la newsletter