Femmes et genre en contexte colonial - XIX-XXè siècle

Retrouvez toutes les archives du colloque sur le site Internet : http://genrecol.hypotheses.org.

Organisé à Paris du 19 au 21 janvier 2012, le colloque international "Femmes et genre en contexte colonial" a permis un premier état des lieux de la question.

Coloniser a longtemps été perçu et analysé comme une entreprise exclusivement masculine. C’est sans doute pour cette raison que l’histoire des colonisations (et des décolonisations) – qui fut d’abord le plus souvent écrite par des hommes – n’a fait que peu de place aux femmes, aux rapports sociaux de sexe, à la construction des identités de genre et à l’histoire des sexualités.

Voici notre sélection de conférences audio en ligne :

Des colonisatrices « dérangeantes » ou affrontements de genre en contexte colonial (Algérie 1830-1939)
Par Claudine Guiard
L’Algérie offre un champ d’investigation privilégié pour étudier la place de femmes européennes et du genre dans les rapports coloniaux. D’une part les femmes européennes y furent plus nombreuses que dans tout autre territoire colonial français, dans l’absolu et même relativement puisqu’à partir de l’entre-deux-guerres, leur nombre dépasse celui des hommes. D’autre part, le genre imprégnait fortement les mentalités des colonisateurs et des colonisés. En effet, les civilisations méditerranéennes avaient et ont encore partiellement en commun une conception très sexuée des identités sociales.
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« A nos sœurs indigènes… le meilleur de notre affection ». Le militantisme socialiste féminin dans l’Oranie de l’entre-deux-guerres
Par Claire Marynower
« La classe des travailleurs indigènes est encore plus pitoyable que celle des prolétaires européens car leurs conditions de vie sont bien plus mauvaises. Et au dessous d’eux, tout au fond de l’abîme des misères, il y a encore les femmes des indigènes. (…) Pour nous SFIO tous les travailleurs sont nos frères, et plus ils sont opprimés, plus ils nous sont chers. C’est dire à nos sœurs indigènes qu’elles ont le meilleur de notre affection ». C’est en ces termes que Jeanne Coulon, militante socialiste aguerrie de la fédération de l’Oranie, fondatrice du Groupement des femmes socialistes, s’exprimait en juin 1936.
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