Genre, eau et intégrité : les premiers résultats de la conférence électronique / Alliance Genre et Eau (GWA)

"Les personnes qui irriguent les champs peuvent
rencontrer des opérateurs du canal dans des bars
de fruits de mer, pour boire et plaisanter. Pour des
femmes, cela n’est pas une bonne chose, car ce
serait très mal vu, eu égard à leur statut social".
Tels sont les propos tenus au cours d’une
conférence électronique (e-conférence) sur Genre,
eau et intégrité, facilitée par le Secrétariat du GWA
du 26 mars au 13 mai 2007.

Pendant la
conférence, les trois thèmes suivants ont été
abordés :
- corruption dans le secteur de l’eau : impacts
spécifiques sur les femmes et les hommes et
pratiques liées à l’intégrité ;
- bonnes pratiques pour rompre avec la corruption
dans le secteur de l’eau ;
- suggestions et stratégies pour formuler un projet
d’orientation sur Genre, eau et intégrité.

Une des positions partagées pendant la conférence
électronique a été que les rôles de Genre sont
spécifiques à la culture et au contexte. Bien que
basés sur la tradition, ils peuvent changer. La
corruption n’est pas un produit du Genre ; mais les
rôles que les femmes et les hommes jouent et le
pouvoir qu’ils ont sont décisifs. Elle nécessite un
environnement favorable ; les hommes et les
femmes ont différentes occasions d’influencer les
mécanismes sociaux et légaux dans la distribution
de l’eau. Ces questions culturelles tendent à réduire
le niveau d’implication des femmes dans les
pratiques de corruption et tendent donc à rendre
leurs actions plus transparentes et intègres.
La conférence a souligné que les rôles culturels des
femmes comme gestionnaires de l’eau au niveau
des foyers et d’aides ménagères, les rendent
vulnérables aux pratiques de corruption,
puisqu’elles ne disposent pas d’un capital social
suffisant pour se prémunir de telles pratiques. En
outre, les femmes ne sont pas toujours les victimes
de la corruption.

Dans les cas où le service de distribution public ou
’régulier’ de l’eau échoue, la corruption peut être
utilisée pour véritablement améliorer l’accès à l’eau
potable. Les personnes pauvres en général et les
femmes en particulier, doivent souvent compter sur
des pratiques de corruption ou des mécanismes
alternatifs d’accès à l’eau si elles ont peu de
ressources. Les processus de mobilisation sociale
sont très importants dans la compréhension de la
complexité et dans la lutte contre la corruption
dans le secteur de l’eau. Par ailleurs, les approches
participatives tournées vers le Genre sont perçues
comme des solutions possibles.

L’amélioration de l’appropriation et de la
participation au processus décisionnel est très
importante, car susceptible d’accroître la
transparence et de réduire ainsi la possibilité
d’adopter des pratiques de corruption. Cependant,
une vraie participation est parfois interdite par les
systèmes, structures, idéologies et cultures
existants. Les femmes sont parfois des subalternes
des hommes et ne peuvent pas toujours exprimer
leurs besoins.

Le GWA compte organiser la conférence
électronique avec les membres et les partenaires
mondiaux et locaux. Ses résultats, ainsi que ceux
de l’atelier serviront à élaborer un projet
d’orientation sur Genre, eau et intégrité.

Toutes les contributions à cette conférence
électronique seront bientôt disponibles sur CD
Rom. Les sommaires de chaque thème de
discussion pourront être téléchargés sur le site web
du GWA au :
http://www.fr.genderandwater.org/pa...

Source : RESSOURCES, Hebdomadaire d’Information de l’AFARD Togo,
Numéro 79, Jeudi 4 octobre 2007

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