Genre et empowerment

Un texte de Lisette Caubergs qui reprend les concepts de base pour l’analyse des pouvoirs dans la relation de genre et discute les différentes notions d’empowerment. En fin d’article, l’auteur propose des indicateurs pour mesurer l’empowerment des femmes.

1. Un autre genre de pouvoir

Au sein de l’approche "Genre et Développement" un travail spécifique a été
réalisé sur la notion du pouvoir justement pour indiquer que l’approche G&D
n’envisage pas de chercher à renforcer le pouvoir des femmes pour dominer
les hommes mais qu’il s’agit de la recherche de la synergie entre les deux
sexes pour arriver à quelque chose de plus riche et surtout pour atteindre
une situation plus juste. De ce point de vue, on fait la distinction entre
quatre types de pouvoir (1) :

•"le pouvoir sur" : la notion suppose que le pouvoir n’existe qu’en quantité
limitée : plus tu en as, moins j’en ai. Si j’exerce de l’autorité sur toi, te
donner davantage du pouvoir signifie que j’en perdrai. Ce pouvoir repose
sur des rapports de domination/subordination mutuellement exclusifs ; c’est
un pouvoir que s’exerce sur quelqu’un ; moins négatif est la connotation de
"guider l’autre" qui est également un aspect du "pouvoir sur" ;

•"le pouvoir de" : un pouvoir qui est créateur et qui rend apte à accomplir
des choses, l’essence même de l’aspect individuel du pouvoir
(empowerment) : lorsqu’on a réussi à résoudre un problème, à comprendre
le fonctionnement d’une chose ou à acquérir de nouvelles compétences. La
notion renvoie donc aux capacités intellectuelles (savoir et savoir-faire) et
économiques (avoir) ; à l’accès et au contrôle des moyens de productions
et des bénéfices et finalement à être dans la possibilité d’utiliser les
moyens de production ;

•"le pouvoir avec" : pouvoir social et politique : solidarité, s’organiser pour
négocier, pour défendre ses droits, lobbying. Collectivement, les gens
sentent qu’ils ont du pouvoir lorsqu’ils s’organisent et s’unissent dans la
poursuite d’un but commun ou lorsqu’ils partagent la même vision ;

•"le pouvoir intérieur" : l’image de soi, la confiance en soi, l’estime de soi,
l’identité, la conviction (religieuse) et la force psychologique (savoir être)
sont des éléments clés. La force spirituelle et le caractère unique de
chacun qui rend véritablement humain. Il se fonde sur l’acceptation de soi
même et le respect des autres.

Il s’agit d’indiquer qu’avec l’empowerment on n’envisage pas la domination
(pouvoir sur) mais qu’on mettra justement l’accent sur les autres types de
pouvoir : le pouvoir de, le pouvoir avec, le pouvoir intérieur. La présentation
visuelle (les cercles de pouvoir) à la page suivante a pour objectif de situer
les différents aspects d’empowerment, d’indiquer leur interaction ainsi que la
place des différents acteurs : les individus (cercle 1 et 2), les groupes
(cercles 2 et 3) et les différents institutions (les satellites autour des groupes
et individus).(3)

Pour continuer la réflexion sur “genre et empowerment" nous présentons
ensuite le point de vue de Dr. Naila Kabeer de L’institut of Development
Studies in Sussex, UK. Dans son paper "Ressources, Agency, Achievements :
Reflections on the Measurement of Women’s Empowerment (2) ", Naila Kabeer
offre par sa façon d’analyser, une meilleure compréhension des différents
aspects de pouvoir d’une part et d’autre part des éléments pour faire le
monitoring du processus de renforcement des femmes.

Notre choix pour cette contribution a été inspiré par le fait que Mme Kabeer
met en évidence la complexité du processus d’empowerment et donc la
difficulté de le mesurer.

2. Conceptualisation de l’empowerment : ressources, action, performance.

L’empowerment concerne la manière de faire des choix.
Une manière de penser au pouvoir est en termes de l’aptitude à faire des
choix. L’empowerment est lié à la condition de l’affaiblissement du pouvoir
(disempowerment) et se réfère au processus selon lequel ceux à qui est
refusée la possibilité de faire des choix l’acquièrent.

La notion de choix doit être qualifiée selon un certain nombre de voies :
- des choix impliquent des alternatives, l’aptitude de pouvoir choisir
autrement. Il existe une association logique, entre pauvreté et
affaiblissement du pouvoir (disempowerment) parce qu’une insuffisance
de moyens pour faire face aux besoins élémentaires conduit souvent à
une impossibilité de faire un choix raisonné.

- Tous les choix ne sont pas également pertinents pour la définition du
pouvoir. Certains choix ont plus de signification par rapport aux autres,
en termes de leur impact sur la vie des gens. Nous devons par
conséquent faire une distinction entre les choix de premier et de second
ordre où les choix du premier ordre sont ceux qui sont des choix
stratégiques de la vie, tels que où vivre, où se marier, qui épouser, ou
alors avoir des enfants, combien il faut en avoir, liberté de mouvement,
etc.


Trois dimensions inter-relationnelles : ressources, action,
performances.

Des changements dans l’aptitude à opérer un choix peuvent être renforcés
en termes de changements au niveau des trois dimensions inter-
relationnelles qui composent un choix :

Ressources : forment les conditions dans lesquelles les choix sont faits.
- différents types de ressources :

- ressources économiques : terre, équipement, finances, capital de
travail, etc.

- ressources humaines : connaissance, compétences, créativité,
imagination, etc.

- ressources sociales : revendications, obligations et attentes qui sont
inhérentes aux relations, réseaux et connections qui prévalent dans
différentes sphères de la vie et qui rendent les gens capables
d’améliorer leur situation et les chances pour la vie au delà de ce qui
pourrait être possible par leurs efforts individuels tout seuls (« pouvoir
avec »).

- Les ressources sont réparties à travers une variété d’institutions et de
processus différents :

- L’accès aux ressources est déterminé par des règles, des normes et
pratiques qui prévalent dans différents domaines institutionnels
(norme familiales, relations patron-client, arrangement informels de
salaires, des transactions contractuelles formelles, les avantages du
secteur public)

- Ces règles, normes et pratiques donnent à certains acteurs de
l’autorité sur (pouvoir sur) d’autres dans la détermination des
principes de distribution et d’échange au sein de cette sphère

- Les termes selon lesquels les gens ont un accès aux ressources sont aussi
importants que les ressources elles-mêmes. L’accès peut être conditionné
par :

- Des formes hautement clientélistes des relations de dépendance

- Des conditions de travail extrêmement exploitantes

- Accompli d’une manière qui donne de la dignité et un sens de valeur
propre
l’Empowerment entraîne un changement aussi bien dans les termes
d’acquisition des ressources que dans l’amélioration de l’accès aux
ressources.

L’action : au coeur du processus selon lequel les choix sont faits
- la capacité de définir les objectifs et d’agir sur eux

- plus qu’une action observable : englobe le sens, la motivation et le but
qui individuellement apportent à leur activité le sens de l’action ou “le
pouvoir avec”

- plus que la prise de décision individuelle : englobe une plus large
autonomie d’actions objectives : marchandage, négociation, déception,
manipulation, subversion, résistance et protestation, réflexion et analyses

- embrasse aussi bien l’action et la réflexion individuelle et collective

- relation avec “pouvoir de” : la capacité des gens à définir les choix de leur
vie et poursuivre leurs propres buts, même s’il faut affronter/ se heurter
à l’opposition des autres

- relation avec “pouvoir sur” : la capacité d’un acteur ou catégorie d’acteurs
de conduire l’action des autres, par exemple à travers l’utilisation de la
violence, la coercition et la menace

- absence d’une action explicite : les normes et les règles qui gouvernent le
comportement social : l’exercice du pouvoir comme “manque de prise de
décision”.

Performance : possibilités, le potentiel que les gens ont pour mener la vie
qu’ils désirent

- performances : les résultats des choix

- ressources + action = Capacité pour accomplir des ‘’façons d’être et de
faire” plus valables : performances fonctionnels

- l’échec pour accomplir des ‘’façons d’être et de faire’’ plus valables :

- peut être dû à la paresse, l’incompétence ou quelques raisons
particulières à un individu : sans relation avec l’affaiblissement de
pouvoir (disempowerment)

- Un résultat d’asymétries dans la distribution sous-jacente de
capacités : manifestation d’affaiblissement du pouvoir
(disempowerment).

Ces dimensions sont interdépendantes parce que des changements dans
chacune d’elles y contribuent et bénéficient des changements dans les
autres : les performances d’un moment particulier se traduisent par une
augmentation des ressources ou de l’action et en conséquence augmentent
la capacité de faire des choix plus tard dans le temps.

Qualification des choix : Différence versus inégalité

- Dans la mesure où l’empowerment est concerné, nous serons intéressés
par les “inégalités” possibles dans la capacité des gens à faire des choix
plutôt que dans “des différences” dans les choix qu’elles font ;

- une manière d’aborder le problème dans le but de mesurer :
se
concentrer sur les fonctions universellement partagées : celles liées aux
fondements de base pour la suivie et le bien être, sans tenir compte du
contexte :
alimentation propre, bonne santé, un abri adéquat, eau
propre :
pour les différences en fonction du genre dans ces faits il y a
évidence d’inégalités sous-jacentes plutôt que des différences dans les
préférences ;

- Confiner l’analyse de l’inégalité du genre dans ces performances seules
peut conduire à l’impression que l’affaiblissement du pouvoir
(disempowerment) des femmes est largement dû à la pauvreté, ceci est
une orientation erronée : il y manque les formes du désavantage liées au
genre qui caractérisent plutôt les couches les plus aisées de la société et
ignorent les formes des désavantages liées au genre parmi les pauvres
qui ne prend pas la forme d’un dysfonctionnement fondamental tel la
surcharge de travail et la prise de décision.

- Les performances fonctionnelles considérées avoir une valeur sociale dans
beaucoup de contextes :
l’indice du développement humain désagrégé en
fonction du genre du PNUD et la mesure de l’empowerment lié au genre,
l’espérance de vie, le statut nutritionnel, l’éducation et la représentation
politique

- de telles mesures s’éloignent des critères des choix des femmes ou des
valeurs des communautés dans lesquelles elles habitent ; ces définitions
ou “performances ” représentent les valeurs de ceux qui sont en train de
prendre les mesures.

Examen des choix : “choisir de ne pas choisir”

- il y a une plausibilité intuitive à l’équation entre pouvoir et choix aussi
longtemps que ce qui est choisi apparaît contribuer au bien-être de ceux
qui font le choix

- il est de loin plus difficile de s’accommoder des formes d’inégalités liées
au genre quand elles apparaissent comme si elles avaient été choisies par
les femmes elles-mêmes.

- l’internalisation par les femmes de leur propre statut inférieur dans la
société les conduit à faire une discrimination contre les autres femmes
dans la société ; cette conduite reflète des choix qui proviennent et
servent à renforcer les statuts subordonnés aux femmes

- Des différences sont souvent reconnues mais pas considérées être
“injustes”

- influencés par les aspects de la tradition et de la culture qui sont ainsi
pris- pour- données qu’ils deviennent naturels : indiscutables, non
évoqués, admis sans argument ou examen : “le doxa”

- le passage du “doxa” au discours, une prise de conscience plus critique
devient seulement possible quand des voies concurrentes pour “être et
faire” deviennent disponibles comme possibilités matérielles et culturelles
de façon que les propositions du “ bon sens” de la culture commencent à
perdre leur caractère “naturalisé”, révélant ainsi le caractère arbitraire de
l’ordre social donné.

- En évaluant si oui ou non une performance représente un choix sensé,
nous devons demander si les autres choix n’étaient pas seulement
matériellement possibles ou si ils étaient conçus pour être dans la gamme
des possibilités.

Empowerment : dimensions, niveaux et processus de changement

- les conséquences d’un choix peuvent être évaluées plus tard en termes
de leur signification transformatrice, le niveau jusqu’auquel les choix faits
ont un potentiel pour défier et déstabiliser les inégalités sociales et le
niveau jusqu’auquel elles expriment simplement et reproduisent ces
inégalités

- incorporer les dimensions structurelles du choix dans l’analyse

- les structures opèrent à travers des règles, des normes, et des pratiques
des différentes institutions pour déterminer les possibilités de ressources,
d’action et d’intervention disponibles pour les différents groupes
d’individus dans une société

- les niveaux possibles :

- niveaux immédiats : ressources individuelles, action et performances

- niveaux intermédiaires : règles institutionnelles et ressources

- niveaux plus profonds : relations structurelles de classe, caste ou
genre

- pour qu’un changement quelconque se traduise dans un processus
significatif et durable d’ empowerment, on doit englober à la fois les
niveaux individuels et structurels :

- l’institution de règles à travers le cadre légal de la société est
insignifiante à moins que ces règles n’aient un impact réel sur la
gamme de possibilités disponibles pour tous les individus dans cette
société

- des changements dans les ressources que les individus aiment, mais
qui laissent intactes les structures d’inégalité et de discrimination
intacts peuvent aider à améliorer leur bien-être économique sans
nécessairement leur donner du pouvoir.

3. Evaluation de l’empowerment : le problème de la signification


Evaluation des “ressources”

- il existe une tendance répandue de parler de l’“accès aux ressources”,
pourtant, les ressources se trouvent à une certaine distance du choix, une
mesure du potentiel plutôt qu’un choix actualisé.

- la manière dont les changements dans les ressources des femmes seront
traduits dans les changements des choix qu’elles sont capables de faire
dépendra d’une part, des autres aspects des conditions dans lesquelles
elles font leurs choix.

- la dimension “ressource” doit être définie de manière à mettre mieux en
évidence leur potentialité pour l’action humaine et de meilleures
performances que ce que font de simples “indicateurs d’accès” s’il doit
être utile comme une mesure de l’empowerment.

- un autre problème de plus : le pouvoir des constructions traditionnelles
de règles/droits sur les lois récemment introduites : comment faire des
tentatives pour changer profondément les structures anciennes : opposer
une loi contre des règles légitimées par la coutume et la religion,
introduire des changements dans l’action et les choix individuels.

- réduire l’écart : introduire le concept de “contrôle” comme “prise de
décision” : avoir à dire en rapport avec la ressource en question ;

- l’accès aux ressources pourra seulement se traduire dans l’empowerment
si les femmes sont capables d’agir sur ces ressources de manière
définitive.

- important : sortes d’action ou de droits que les femmes sont capables
d’exercer comme résultat de leur accès à la ressource en question

La mesure de l’action

- Un indicateur plus largement utilisé dans la littérature : la prise de
décision mais tous les indicateurs à propos de la prise de décision ne sont
pas convaincants comme indicateurs de l’empowerment des femmes
parce qu’elles n’ont pas les mêmes conséquences significatives pour la vie
des femmes.

- Nous trouvons le plus souvent une hiérarchie de responsabilités dans la
prise de décision reconnue par la famille et la communauté qui réservent
certains domaines clé de prise de décision aux hommes dans leur
capacité comme chef de ménage pendant que d’autres sont assignées
aux femmes dans leurs capacité de mères, femmes et filles.

- Le besoin pour une meilleure attention dans la sélection et la
quantification des décisions faites pour servir d’indicateurs
d’empowerment : la relation des décisions avec les choix stratégiques de
la vie ou avec des choix qui leur ont été dénié dans le passé.

- Les perspectives statistiques sur la prise de décision doivent être rappelés
pour ce qu’elles sont : de simples fenêtres sur des réalités complexes :
elles peuvent offrir de brèves aperçus des processus de la prise de
décision, mais nous renseignent très peu sur les subtiles négociations qui
ont lieu entre les femmes et les hommes dans leur vie privée.

- La renégociation des relations de pouvoir, en particulier au sein de la
famille, portent souvent précisément sur les changements dans la prise
de décision informelle, les femmes optant pour des formes privés
d’empowerment qui laissent intactes l’image et l’honneur publics des
décideurs traditionnels, mais qui néanmoins renforcent leur influence
d’arrière plan sur la prise de décision.

- Des stratégies qui reflètent un certain degré de prudence dans des
situations où elles pourraient avoir plus à perdre dans la destruction des
relations sociales qu’elles n’auraient à gagner.

La mesure des réalisations

- Distinction entre des réalisations différentiées en fonction du genre qui
montrent des « différences dans les valeurs et les préférences » et celles
qui prêtent attention aux »inégalités dans la capacité de faire des choix.

- Exemple de « catégories d’indicateurs composites » pour mesurer
l’empowerment (recherche en Inde) :

- Evidence directe d’empowerment :

- Dévaluation des femmes : rapport sur la violence domestique, dot
payée lors du mariage

- Emancipation des femmes : foi dans l’éducation des filles, liberté de
mouvement

- Des cas rapportés sur le partage des rôles et la prise de décision :
rôles égalitaires en fonction du genre

- Egalité dans le mariage : moins de cas rapportés pour des divorces
justifiés par les hommes, égalité de cas rapportés pour le divorce par
les hommes ou le femmes.

- L’autonomie financière, contrôle actuellement ses revenus, ses
revenus comme une part des revenus de la famille

- Sources d’empowerment :

- Participation au secteur moderne : niveau des avantages détenus,
éducation des femmes

- Le temps de la vie consacré au travail : travail avant le mariage,
revenus contrôlés avant le mariage

- Indicateurs de mise en place :

- Structure familiale conduisant à l’empowerment : ne vit pas
aujourd’hui ou vivait précédemment avec la belle-famille.

- Les avantages maritaux : faible différence d’âge entre les époux, a
choisi son mari

- Le mariage traditionnel : une grande différence du niveau d’éducation
avec le mari, n’avait pas choisi son mari.

- La mise en place/source indirecte des indicateurs du renforcement des
femmes a eu une influence de loin plus importante dans la détermination
des variables de ses performances que la mesure directe.

- Pour des sujets traitant des sphères de juridiction pré-assignés aux
femmes, les améliorations dans le fonctionnement des performances dans
cette sphère devraient être vues comme un accroissement de l’efficacité
dans les rôles pre-assignés plutôt qu’une preuve de leur empowerment.

- Une meilleure efficacité des femmes comme agents dans les rôles leur
prescrits par leur sexe et ceux qui sont indicatifs des femmes comme
agents de transformation.

- Des indicateurs qui traitent de :

- Le niveau d’assurance de la part des femmes pour accéder aux
services nécessaires

- Le niveau jusqu’au quel les résultats demandent aux femmes d’aller
contre les coutumes étables.

- Les implications transformatrices en relation avec les inégalités
sexuelles fréquemment liées à ces coutumes

- La tendance à souligner les relations de pouvoir : indicatif de la nature
de l’action transformatrice.

- 1 Un autre Genre de Développement, Ottawa,
- 2 Discussing Women’s Empowerment, SIDAstudies N°3
- 3 Graphique disponible dans la version pdf du document (voir ci dessous)

Auteur : Lisette Caubergs, Novembre 2002 (source : www.atol.be]

***

Pour obtenir le document en pdf, cliquez ici http://www.atol.be/docs/publ/MV%20seminaire%20internatl%20Empowerment%20contribution%20Genre%20et%20Empowerment.pdf

P.-S.

Lisette Caubergs

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