Genre et scolarisation à Madagascar

Dans un contexte où le taux de scolarisation des filles reste inférieur à celui des garçons dans la majorité des pays d’Afrique subsaharienne, Madagascar est souvent présentée comme une exception. Toutefois, les discours et les pratiques perpétuant des stéréotypes de genre sont nombreuses et ces stéréotypes sont intégrés par les enseignants et par les élèves.

Ce panorama présenté par Bénédicte Gastineau et Noro Ravaozanany est apparu dans Questions Vives [En ligne], Vol.8 n°15 | 2011, mis en ligne le 10 octobre 2011


En 2000, lors du Sommet de Dakar puis celui des Objectifs du Millénaire pour le Développement aux Nations Unies, les États africains se sont engagés sur un objectif d’éducation pour tous. Ils visent d’ici 2015 à donner à tous les enfants, filles et garçons, une éducation primaire de qualité.
Depuis 10 ans, des progrès ont été observés mais l’accès à l’enseignement primaire est encore loin de concerner tous les enfants : dans la moitié des pays d’Afrique subsaharienne où des données sont disponibles, au moins un quart des individus en âge d’aller à l’école primaire n’était pas scolarisé en 2008 (Nations Unies, 2010).

L’Afrique francophone se révèle un bien mauvais élève. Certains pays peinent à démocratiser l’enseignement primaire : le taux net de scolarisation est encore inférieur à 60 % au Burkina Faso (2008), en République Centrafricaine (2008), au Congo (2005) et au Niger (2005) (UNESCO, 2010). Concernant l’accès à l’école primaire, de fortes inégalités subsistent parmi les enfants : des inégalités sociales, géographiques mais aussi des inégalités de sexe.

Dans la quasi-totalité des pays francophones de l’Afrique subsaharienne, la scolarisation des filles est inférieure à celles des garçons. Le pourcentage de filles dans l’enseignement primaire est même inférieur à 45 % dans six pays : le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, la République Centrafricaine et le Tchad (2007) (UNESCO, 2010). Au niveau secondaire, les inégalités se creusent encore : seuls Madagascar (49 %) et le Rwanda (48 %) maintiennent une parité.
Les causes de la sous-scolarisation des filles sont nombreuses. Elles tiennent tant à des facteurs d’offre que des facteurs de demande.

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Lire aussi :
Violence de genre en milieu scolaire

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