Guinée : mobilisations locale et internationale contre l’impunité

La société civile guinéenne comme la communauté internationale organisent la riposte à la répression commise par la junte militaire le 28 septembre 2009 en Guinée. Entre collecte des chiffres des victimes, demande et engagement vers une poursuite judiciaire internationale, le combat pour l’impunité est ouvert.

Les organisations de la société civile guinéennes organisent la collecte d’informations sur les actes de violence sexuelle commis lors de la répression militaire contre les manifestants anti-gouvernementaux du 28 septembre 2009. A ce jour, 33 viols et 157 décès ont été rapportés, mais le nombre réel de victimes serait beaucoup plus élevé. De nombreuses femmes ont peur de signaler des agressions ou de demander une aide médicale après que certains médecins aient signalé que des soldats forçaient des victimes de viol à quitter les hôpitaux.
Le 7 octobre 2009, le chef de la junte, le capitaine Moussa Camara Dadis, a nié toute responsabilité dans la répression du 28 septembre et a appelé à la création d’une commission nationale d’enquête. Une coalition de partis politiques et autres organisations ont rejeté les plans de Camara, appelant une enquête internationale.
La répression va probablement renforcer l’opposition à Camara, compte-tenu de la condamnation internationale de l’incident. Immédiatement après les incidents, la France a mis fin à la coopération militaire avec la Guinée et l’Union africaine a menacé d’imposer des sanctions à la Guinée, si Camara ne se soustrait pas lui-même de l’élection présidentielle du 31 janvier 2010 prochain.
La Cour pénale internationale de son côté évalue, en fonction de sa compétence, la pertinence de poursuivre les auteurs des événements du 28 septembre 2009.

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Source : site de l’OIF

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