Gulnaz : violée, emprisonnée, graciée...

Gulnaz, une jeune Afghane, était emprisonnée pour adultère. En fait, pour avoir été violée, à 19 ans, par le mari de sa cousine. En prison, elle a accouché d’une fille. Elle a été graciée mais devra sans doute épouser son bourreau.

En deux jours, près de 5 000 personnes avaient signé une pétition pour réclamer sa libération, remise fin novembre au président Karzaï. Le président afghan aurait par ailleurs ordonné de revoir les dossiers de toutes les femmes emprisonnées à Kaboul.

Mais cette grâce ne met pas forcément fin au calvaire de Gulnaz. En retournant dans sa famille, la jeune femme va se retrouver confrontée à son violeur. Elle pourrait même l’épouser.

C’est ce qu’elle avait confié, depuis sa prison, à la documentariste Clémentine Malpas qui a rapporté cette conversation au New York Times. « Je dois épouser mon violeur pour le bien de mon enfant. Je ne veux pas qu’on la traite de bâtarde, ou qu’on s’en prenne à mes frères. Dans notre société, mes frères n’auront plus d’honneur s’il ne m’épouse pas » . Et, selon la tradition, une sœur du violeur devrait, en retour, épouser l’un de ses frères.

- Le site Rue 89 a en outre publié un extrait du documentaire de Clémentine Malpas évoqué plus haut. Celui-ci avait été interdit par l’Union Européenne « par crainte que les femmes qui y figurent ne soient mises en danger si le film était diffusé ».

Vous pouvez consulter l’article et la vidéo sur Rue 89

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Source : Les Nouvelles news

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