INSTITUTIONNALISATION DU GENRE EN MILIEU UNIVERSITAIRE : LE CAS DE L’UNIVERSITE DE YAOUNDE II-SOA AU CAMEROUN

23 février 2016, par Genre en Action

"L’INSTITUTIONALISATION DU GENRE EN MILIEU UNIVERSITAIRE ET REPRESENTATIVITE DES CATEGORIES SOCIO-PROFESSIONNELLES : LE CAS DE L’UNIVERSITE DE YAOUNDE II-SOA" est une communication présentée en 2015 par Madame AMOA Jeanne Christine épouse MEDZI, Conseillère Principale d’Orientation Universitaire et Professionnelle et Experte en Genre et Développement Economique.

Institutionnaliser le genre à l’Université de Yaoundé II-Soa, signifie assurer la représentativité des personnes de sexe masculin et féminin équitablement sur la base d’un questionnement. Qui représente qui ? Représentant-te et représenté-ée ont-ils/elles les mêmes intérêts stratégiques ? La classe sociale, l’appartenance ethnique, la catégorie socio-professionnelle ne divisent –elles pas les femmes ? Qui gère les ressources ? Qui les contrôle ? Quel est le sexe le mieux représenté dans les sphères de décisions ?

Cette communication tente d’analyser avec des lunettes genre, la représentativité de chaque catégorie socio-professionnelle au sein de l’Université de Yaoundé II-Soa, en tenant compte d’une part, de la diversité observée dans la catégorie femme-employée et fille-étudiante. Et d’autre part, en intégrant les réalités du contexte local de l’Université de Yaoundé II-Soa dans notre analyse.

La marginalisation du second sexe dans les sphères de pouvoir
L’analyse sociologique dévoile les facteurs de blocage pour l’accès des femmes de l’UYII-Soa aux sphères de décisions. L’institutionnalisation du genre à l’UYII, ouvre l’unique voie de secours pour remédier au désavantage professionnel des femmes. Les armes du genre que sont la parole organisée (séminaires, conférences, forums, colloques), le plaidoyer, la négociation doivent permettre aux femmes de renverser la donne en leur faveur.

L’approche genre doit servir de pilier à toutes les revendications féminines pourvu que chaque catégorie de femme soit représentée. Les femmes d’entretien ou de propreté par l’une d’entre elles, les secrétaires, comptables –matières, cadres par leurs homologues de même catégorie. L’identité sexuelle ne se confond pas à la communauté d’intérêts car la classe sociale, l’âge, l’appartenance ethnique et la catégorie socio-professionnelle sont autant de clivages qui séparent la gente féminine.
S’il est vrai que les décisions stratégiques se prennent en l’absence des femmes, l’UYII-Soa en est la preuve.

Toutefois, Deux femmes contre seize hommes ont brisé ce plafond de verre. Comme les problèmes de genre sont dynamiques, les armes du genre peuvent permettre à nos deux hauts responsables d’amener leurs homologues à pénétrer par infraction cet espace public où des places ne leur sont pas réservées à l’avance (Jean Marc Ela).

Des plaidoyers et négociations sont fiables pour ce cas d’espèce dans le but d’accroitre la représentativité des femmes selon leurs catégories et leurs intérêts divergents. Toute femme n’aspire pas à l’accès au pouvoir. Cependant, celles qui n’ont pas les qualifications requises pour la promotion verticale, souhaitent une amélioration de leurs conditions de travail et de vie.

Recommandations
R1 : Création d’un pool genre a l’UYII-Soa dans lequel toutes les catégories socio-professionnelles seront représentées
R2 : Dans cet espace de concertation que la femme représente la femme et l’homme représente l’homme selon la communauté d’intérêts
R3 : Qu’un état des lieux de l’UYII soit fait pour une bonne saisine des problèmes de genre et une meilleure stratégie d’attaque.

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