L’Initiative HSH

L’épidémie du VIH/SIDA entrant dans son deuxième quart de siècle, le VIH demeure toujours une crise parmi les
hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH), particulièrement dans les milieux à ressources limités.

Le VIH/SIDA parmi les homosexuels : Une épidémie grandissante dans l’ombre

Après l’horrible perte de vies humaines parmi les homosexuels dans les années 1980 et 1990, il nous semble impossible
qu’un tel scénario puisse se répéter de nos jours. Par contre, actuellement, la discrimination envers les HSH et la
dénégation de l’existence de relations sexuelles homme-homme continuent d’alimenter
cette crise sanitaire importante, comme elles l’ont fait pendant les premières
heures de l’infection VIH/SIDA.

Même aujourd’hui, la transmission du VIH parmi les HSH n’est pas pistée dans la plupart
des pays ; cependant, les données disponibles indiquent une menace répandue et
croissante qui pourrait faire du mal à la population HSH à travers le monde et qui
pourrait être à l’origine de nouvelles épidémies générales.

Une population ignorée

Globalement, moins d’un HSH sur 20 a accès aux services de prévention, traitement et
soin du VIH/SIDA. Une étude dans 16 pays dans la région Asie-Pacifique a démontrée
que pas plus de 2% des HSH dans ces pays ont accès aux programmes de prévention
du VIH/SIDA. Dans la plupart des pays en voie de développement, les méthodes de
prévention du VIH/SIDA visent le grand publique. Tandis que les pays commencent à
reconnaître qu’il faut lutter contre le VIH/SIDA dans des groupes vulnérables facilement
identifiés, tel que les prostitués et les utilisateurs de drogues à injections, les
HSH sont encore généralement ignorés. Puisque les financements bilatéraux et les
subventions du Fonds Mondial contre le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme
passent principalement par les gouvernements locaux, les programmes HSH bénéficient
rarement de cette aide.

Le stigma et la criminalisation alimentent une crise

La législation contre les relations sexuelles homme-homme existe dans 85 pays à travers le monde. Même dans les
pays sans interdiction officielle, une stigmatisation répandue empêche souvent les HSH de rechercher ou de recevoir
les services essentiels de prévention et de soins du VIH/SIDA. A cause du manque de messages de santé et de supports
appropriés, des HSH s’engagent, sans le savoir, dans des activités qui peuvent augmenter leur risque d’infection
VIH/SIDA. Dans certaines régions, près de la moitié des hommes disent qu’ils n’ont jamais utilisés un préservatif au
cours d’une relation sexuelle homme-homme.

Débuts de changement

La discrimination a conduit la crise de VIH/SIDA parmi les HSH hors de la vue publique, mais cela commence à changer.
Les mouvements locaux se forment en Afrique, en Inde, en Asie du Sud Est, et dans d’autres régions en voie de
développement où la discrimination est banale et l’épidémie est devenue une crise. Un reportage récent de
l’ONUSIDA, la Commission des Droits de International Gay et Lesbienne, amfAR, et d’autres, a attiré l’attention du
monde sur l’ampleur du problème. Le Forum Mondial sur le SIDA et les HSH, une collaboration internationale entre
les groupes d’HSH et des individus dans quelques pays, se forma récemment pour coordonner les efforts de plaidoyer.
Mais, pour vraiment diminuer la propagation du VIH/SIDA parmi les HSH une plus grande prise de conscience, un
leadership accru et une augmentation de subvention dans tous les pays seront exigés.

Source : http://www.amfar.org/binary-data/AM...

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