L’économie solidaire au féminin : quel apport spécifique pour l’empoderamiento des femmes ? Une étude de cas dans les Andes boliviennes

A partir d’une approche plurielle du pouvoir, la thèse de doctorat de Sophie Charlier cherche à mettre en évidence comment dans les organisations d’économie solidaire, il existe un espace pour les femmes qui leur permet de développer une estime de soi et une confiance en leurs capacités. Elle démontre que ces organisations sont avant tout un lieu dans lequel les femmes peuvent acquérir une certaine autonomie et un pouvoir dans les différentes sphères de la société (familiale, socioculturelle, économique et politique) soit, un empoderamiento.
Photo : ComArt

A partir d’une approche plurielle du pouvoir, la thèse cherche à mettre en évidence comment dans les organisations d’économie solidaire, il existe un espace pour les femmes qui leur permet de développer une estime de soi et une confiance en leurs capacités. Elle démontre que ces organisations sont avant tout un lieu dans lequel les femmes peuvent acquérir une certaine autonomie et un pouvoir dans les différentes sphères de la société (familiale, socioculturelle, économique et politique) soit, un empoderamiento.

Les femmes se transforment en actrices de changement capables de remettre en cause collectivement les rapports de genre - construction socioculturelle - dans leur organisation économique, dans leur famille et plus largement dans des espaces politiques. Il apparaît ainsi que l’empoderamiento est essentiel dans sa double dimension : celle du pouvoir individuel, c’est-à-dire la capacité de choisir et d’agir sur sa propre vie, et celle du pouvoir collectif, d’actions orientées vers des changements, sociaux, économiques et politiques.

L’identité des femmes se transforme mais non sans certaines différences entre elles ; nous sommes face à un bouleversement sociologique quand aux rôles des femmes et des hommes au sein de la famille et de la société.

L’acquisition d’empoderamiento des femmes oblige la recherche de nouveaux repères pour que l’autorité (le pouvoir) ne repose pas sur un seul genre mais sur les deux : c’est une question d’identité féminine et masculine. Pour aborder le processus d’empoderamiento à partir des « gens », la thèse s’appuie sur un travail de terrain, dans les Andes en Bolivie et une méthodologie participative. Les dirigeant-e-s des organisations d’économie populaire solidaire ont construit une grille d’analyse (reprenant les différentes dimensions de l’empoderamiento) qui a permis de tirer une interprétation originale des enquêtes de terrain.

Elle a ainsi mis en évidence le processus d’empoderamiento chez les femmes vivant dans les Andes boliviennes et qui participent à des organisations d’économie solidaire (d’artisan-e-s et de paysans/nes).

Sophie Charlier, Ingénieur Agronome, chercheure associée au GRIAL, Maître de conférence (UCL) et titulaire d’un DEA en sciences de la population, de l’environnement et du développement (IED/UCL). Sa thèse repose sur vingt années de travail dans le secteur du développement que ce soit à travers la recherche, la formation ou un travail de terrain au sein des ONG.

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