La Femme rurale, partenaire sûre pour le développement

S’il y a une partenaire sûre sur qui on peut compter pour faire du développement en Afrique subsaharienne, c’est la femme rurale. Longtemps négligée et considérée comme brute, sans instruction, moins évoluée donc incapable de réaliser des bonnes choses. Grossière erreur, les femmes rurales constituent un pôle positif pour le développement. Avec les femmes rurales, on peut réaliser des grandes activités. L’effort à fournir est de les sensibiliser, de les expliquer sans se prendre pour un connaisseur hors pair, de les organiser et de faire une bonne répartition dans les taches à accomplir. Les résultats sont impeccables. Voici un exemple concret avec les femmes rurales dans la région de Dar Tama à l’est du Tchad.

Nous sommes à l’est du Tchad dans le département de Guereda, dans cette région frontalière avec le Soudan, plus de 40.000 refugies soudanais ont été installés par le Haut Commissariat des Refugies HCR dans deux camps en dehors de la ville de Guereda. Par contre un bon nombre d’organisations non gouvernementales humanitaires appuyant ces refugies soudanais ont installé leurs bases dans la ville de Guereda. Toutes les opérations humanitaires partent de Guereda vers les deux camps de Mile et Kounoungou. En matière de ravitaillement, toutes ces organisations sont reliées à la ville d’Abéché ou les quartiers généraux y sont installés. Les avions humanitaires font la navette entre Abéché et les différentes localités à l’est du Tchad ou les 12 camps sont installés.

A cause des multiples attaques des coupeurs de route opérants dans la zone, il est difficile de se rendre à Abéché par voie routière. Ainsi la voie aérienne est le plus sure pour bien mener les opérations humanitaires. Les différents aérodromes construits dans les localités ou les actions humanitaires doivent être menées sont le plus souvent en proie à la dégradation par les intempéries. Ces aérodromes sont construits le plus souvent par les moyens de bord locaux mais respectant les normes de l’aviation civile internationale. La fréquentation régulière de ces pistes d’atterrissage (5 jours par semaine), l’érosion éolienne et pluviale dégradent rapidement l’état de la piste faite en latérite. Pour la réhabiliter, les organisations humanitaires font appel à la population locale pour les travaux de réhabilitation. Le plus souvent c’est le Programme Alimentaire Mondial qui initie les travaux grâce à son programme de Vivres contre Travail. Le PAM propose à la population locale qui vit tout autour de la piste de l’aider à réparer la piste et en échange, il lui offre les vivres. Cette année à Guereda, la réhabilitation de la piste a été faite grâce à l’implication de 4 villages frontaliers avec la piste d’atterrissage. Au total 90 personnes ont participé à ces travaux dont 70 femmes et 20 hommes. En récompense aux travaux de réhabilitation, du cash et des vivres ont été proposés aux partenaires des 4 villages environnants.

Le rôle joué par les femmes dans ces travaux Les femmes ont été très impressionnantes dans la réalisation de ces travaux. Leur courage et leur détermination au cours de ces travaux sont à louer. Elles sont présentent sur tous les travaux et nous pouvons même dire les travaux de réhabilitation ont été réalisés à presque 100% par les femmes des 4 villages environnants. Du chargement de la latérite à l’étalement sur les zones érodées et le compactage, les femmes sont présentes. En voyant les femmes à l’œuvre il ne fait pas l’ombre d’un doute que les femmes rurales sont les partenaires sures pour faire un bon développement. Les travaux de réhabilitation de la piste d’atterrissage de Guereda ont été possibles grâce aux femmes. Une question se pose : jouissent-elles réellement de ce qu’elles gagent ?

Pour lire l’intégralité de l’article : http://apedactchad.unblog.fr/

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