La France, les femmes et le pouvoir

Une recherche en histoire politique, par Éliane Viennot

Eliane Viennot a mené une longue réflexion sur l’exception française en matière de relations de pouvoir entre les sexes. Elle présente sur son site ses ouvrages. Elle espère ainsi faciliter l’entrée dans ce gros travail, qui aborde des périodes et des thématiques généralement très mal connues.

La France, les femmes et le pouvoir est le fruit d’une longue enquête destinée à comprendre l’origine et les caractéristiques de l’« exception française » en la matière. On sait que l’Hexagone fut le dernier des grands pays occidentaux à accorder le droit de vote aux femmes, et qu’il est aujourd’hui au 65e rang mondial pour la place qu’il leur réserve dans son Parlement. Mais si les faits sont connus, les raisons de cette situation n’ont jamais fait l’objet d’études approfondies. Parfois attribuées à un mystérieux « retard français », elles font surtout l’objet d’un tabou historique.

Ce tabou s’éclaire lorsqu’on saisit que l’exception française ne date pas d’hier, qu’elle a eu longtemps un tout autre visage, et que ceux qui ont le plus travaillé à l’exclusion des femmes des positions de pouvoir ne sont pas ceux que l’on croit généralement. Du début à la fin du Moyen Âge, en effet, la France s’est plutôt signalée par un ample partage des responsabilités entre les sexes.

C’est à ce partage que s’attaquèrent, le jugeant incongru, les troupes d’hommes grossissantes qui s’investirent dans la construction de l’État et le commentaire de la vie politique, en se donnant les moyens de gagner à leur point de vue des groupes de plus en plus nombreux. Cette histoire n’a pourtant rien de linéaire. Elle est au contraire remplie de conflits, de polémiques, de reculs et d’avancées, de mises au point de stratégies, de batailles perdues ou gagnées… dont l’Histoire qui s’enseigne à l’école ou à l’université ne dit généralement rien, ou rien de compréhensible.

L’auteure :

Éliane Viennot est professeure à l’Université de Saint-Étienne, membre de l’Institut universitaire de France.

Elle a consacré de nombreuses études aux relations entre les femmes et le pouvoir, et en particulier à Marguerite de Valois. Co-fondatrice de la Société internationale pour l’étude des femmes de l’Ancien Régime en 2000 et sa présidente jusqu’en 2008, elle a également créé deux collections, « La Cité des dames » et « L’École du genre », aux Publications de l’Université de Saint-Etienne, afin de diffuser les recherches sur l’histoire des femmes et du genre.

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Pour en savoir plus :

Visitez son site La France, les femmes et le pouvoir

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