La Secrétaire Générale de la CNTG au devant du combat pour la démocratie

Elle est sur tous les fronts, la Secrétaire Générale de la
Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG) et porte-
parole des forces vives de la nation.

Par : Lamarana Petty Diallo

Depuis l’arrivée au pouvoir du Conseil National pour la Démocratie et
le Développement, (CNDD) Hadja Rabiatou Sérah Diallo se bat contre vents
et marrées pour convaincre les militaires d’accepter un organigramme
pour les élections législatives et présidentielles devant rendre le
pouvoir aux civils. Cette échéance ayant comme préalable la levée de la
suspension des activités syndicales et politiques édictée par le CNDD
depuis le 23 décembre 2008.

Appuyée dans sa mission par les différents partis politiques, la
Société Civile et les autres confédérations syndicales, la Vice-
Présidente de la Confédération Internationale du Travail a retrouvé
toute sa rigueur et sa vigueur qui lui ont valu le titre de Femme du Monde
de 2006.

Ragaillardie par l’entente entre les différentes forces politiques et
syndicales, elle est plus intrépide que jamais et n’entend laisser de
répit aux militaires qu’après la satisfaction de la plateforme qui leur
a été soumise.

À la première rencontre du 9 février, la Secrétaire Générale de la
CNTG ne serait pas allée par le dos de la cuillère pour dire haut et fort
ce que revendiquent le peuple et les travailleurs de Guinée. Celle qui a
lancé en janvier 2007 à ses accusateurs : « Je suis femme et mère de six
enfants et quand je mets le feu, c’est sous la marmite pour nourrir mes
enfants. Mais en Guinée, la marmite est vide. C’est ça qui
met le feu au pays » n’hésite pas de rappeler la situation précaire des
populations guinéennes.

Mettant en avant la soif de démocratie et le respect des engagements de la
guinée en matière de gouvernance et de respect des droits de l’homme,
la Dame de Fer, syndicaliste depuis sa tendre jeunesse n’a rien perdu de
sa pugnacité, de son engagement et de sa foi en la lutte syndicale.

Face aux atermoiements du CNDD face aux propositions des syndicats et des
partis politiques, Rabiatou Diallo qui est épaulée par d’autres
syndicats ne semble pas vouloir se laisser faire.

Ainsi, aurait- elle martelée face aux représentants de la junte au
pouvoir : « Nous serons obligés de passer à la vitesse supérieure pour
obtenir gain de cause. Nous demanderons à la classe ouvrière de rester à
la maison si la suspension n’est pas levée ». Ce sont là des propos qui
devraient être pris au sérieux car celle qui a tenu tête au président
guinéen défunt en ces termes, « la loi, ce n’est pas vous »
n’aurait aucunement peur de les faire prévaloir pour ses successeurs.

Les leçons du manque de concertation entre syndicalistes et politiques
dans les combats passés, notamment lors des événements de janvier et
février 2007, ayant été tirées, les Guinéens peuvent enfin espérer à
l’avènement de la démocratie.

Une démocratie sans exclusive et qui, par définition, fera le bonheur de
tous. Cette entente renouée montre la maturité des acteurs politiques et
syndicaux et empêchera les favoritismes et les prises de position
subjectives.

Un autre fait important : la démarche, que j’appellerais collégiale,
des différents représentants du peuple, permet au Président Dadis de
mettre fin à certaines réticences évoquées à tort ou à raison, et qui
prévaudraient au sein du CNDD. En tout état de cause, l’opportunité
est à saisir car, il n’ ya aucune autre issue à la situation guinéenne
qui ne soit la remise du pouvoir aux civils.

Le Capitaine Dadis n’a-t-il pas lui-même reconnu que la fin de la
guerre froide a rendu impossible la prise du pouvoir par les militaires ?

La question qui se pose, c’est jusqu’où le Capitaine Moussa Dadis a-
t- il les mains libres ?

Pourra- t- il sans risquer sa vie passer le flambeau aux civils et mettre
fin à certains intérêts ?

A- t- il les moyens de prouver que sa prise de pouvoir est une vraie
révolution et non une révolution de palais, comme le soutiennent certains
observateurs ?

Dans tous les cas, le porte- parole des forces vives n’est pas parmi
celles et ceux qui baissent les bras dès qu’elle essuie le premiers
refus. Elle est, c’est bien connu, de cette espèce qui, guidée par la
conviction, la lutte pour l’égalité, la paix et la démocratie ira
jusqu’au bout.

N’est- ce pas cela qui lui a valu la confiance de ses pairs et de partis
politiques dans les négociations en cours ?

Source : www.guinea-forum.org/

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