La santé : pourquoi ?

« Construire un mouvement basé sur les droits à la santé : le cas de la campagne mondiale pour les droits à la santé ». Tel était l’un des premiers thèmes débattus ce vendredi 14 novembre 2008 après la plénière d’ouverture. Les différentes présentatrices de cette session venaient du Mali, Cameroun, Congo et République Démocratique du Congo.

Ces différents pays font partie du People Health’s Movement (PHM). Par ailleurs, le Mouvement populaire pour la santé est une organisation leader dans la promotion de la Stratégie des services de Santé primaires comme étant la meilleure stratégie pour parvenir à la santé pour tou-tes. La campagne mondiale sur le droit à la santé et aux soins de santé a commencé en 2007 et est aujourd’hui menée dans sa première phase dans plusieurs pays au monde, dont au moins plus de dix pays en Afrique (Congo, RDC, Cameroun, Mali, Sénégal, Bénin, Togo, Burkina Faso, Ghana, Zimbabwe, Ethiopie, Afrique du Sud, entre autres).

Des enjeux multiples

Les présentations de l’atelier se sont focalisées sur l’inclusion des voix des femmes indigènes, vivant avec le VIH/SIDA et rurales marginalisées et discriminées, les plaidoyers menés pour l’accès à la santé la promulgation des loi portant protection des droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA, l’intégration des dimensions de genre et les changements au sein des politiques dans les pays. Les points les plus frappants de cette session concernaient les questions et les contributions des participant-es. Ainsi, l’une d’elles a évoqué le problème de l’avortement chez les personnes violées dans les pays en conflit. Mme Aimée Kady de la RDC a répondu que la majorité des femmes violées supportaient leur grossesse jusqu’à terme à condition d’être prises en charge et soutenues parce que les femmes, les filles, se retrouvent mères à 12, 14 ans, ce qui implique des problèmes de nutrition et parfois un égarement devant cette nouvelle responsabilité.

Carmella, de l’association de femmes dans la politique sur la santé d’Italie, a posé la question de savoir comment était gérée la problématique du vaccin en Afrique car les tests y sont effectués mais seuls les Occidentaux y ont accès car ils sont très coûteux. Elle a suggéré que le PHM dans la même lancée avec sa politique de campagne fasse un plaidoyer auprès des Etats afin de faciliter l’accessibilité aux Africains.

D’échanges en échanges, les participant-es se sont finalement séparé-es en échangeant leurs adresses afin de continuer la discussion en ligne.

Tidianie Mogue, Yeleen « La lumière », Bamako Mali

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