La voix nue de Chamseddoha Boraki

Se taire ou mourir. Tel semble être le destin des femmes d’Islam. Pourtant, malgré l’interdit qui pèse sur leur voix, sur leur corps, ces femmes n’ont de cesse de bouger, d’agir sur leur destin, sur le devenir des leurs.

Au Maroc, elles lorgnent la parité dans les prochaines élections. En Algérie, elles combattent pour la pleine reconnaissance de leurs droits. Partout dans les pays d’Orient comme d’Occident, dans ce sud de la Méditerranée patriarcal, les constitutions des pays reconnaissent des droits aux femmes mais les familles, les hommes des familles, au nom de la religion, de la coutume, de la tradition, les leur usurpent. Ce comportement, qui semble concerté, consistant à inféoder les femmes aux hommes en interdisant les voix des femmes, en voilant leurs corps, permet que « les lois du privé« rendent légitimes les discriminations diverses que vivent les femmes dans le public. Cela permet aussi que les stéréotypes persistent et que le malentendu entretienne une incompréhension tragique entre les populations des rives nord et sud de la Méditerranée, de ce creuset des civilisations.

L’ouvrage que voici n’a pour objectif ni d’incriminer les hommes ni de participer à la victimisation des femmes de ma terre. Il se présente comme une simple contribution au débat qui est au cœur de nos sociétés. Il vise à rapprocher les humains, à jeter un pont entre nos deux rives de la Méditerranée car, plus forte que toute Vérité absolue est la vérité humainement possible, celle qui a pour tâche d’unir les humains, de les aider à tisser ensemble la toile du bonheur collectif.

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Pour lire les premières pages de l’essai, vous pouvez consulter le lien suivant

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