Les bailleurs de fonds et les pays en voie de développement conviennent de réformer l’aide

Après un premier survol rapide, il semble que la prise en compte du genre dans ces négociations et cet agenda laisse à désirer. Les analyses dans ce sens seront diffusées prochainement sur ce site.
Photo : Jennifer Ouaka, Sénégal 2006

Le 4 septembre 2008, à Accra (Ghana), les pays développés et les pays en développement ont convenu ce jour de prendre des mesures hardies pour réformer la manière de fournir et d’utiliser l’aide. Au bout de trois journées d’intenses négociations, ils ont adopté le Programme d’action d’Accra. Les pays en développement s’engagent à prendre leur avenir en main, les bailleurs de fonds à mieux coordonner leurs interventions et les deux camps qui ont adopté le Programme d’action s’engagent à se rendre mutuellement compte ainsi qu’à leurs citoyens et parties prenantes.

Au bout de trois journées d’intenses négociations, ils ont adopté le Programme d’action d’Accra. Les pays en développement s’engagent à prendre leur avenir en main, les bailleurs de fonds à mieux coordonner leurs interventions et les deux camps qui ont adopté le Programme d’action s’engagent à se rendre mutuellement compte ainsi qu’à leurs citoyens et parties prenantes.

Le Programme d’action d’Accra est le fruit d’une alliance sans précédent des partenaires de développement – pays en développement et pays donateurs, économies émergeantes, ONU et autres institutions multilatérales, fonds mondiaux et organisations de la société civile. Ils ont tous participé aux échanges de vues qui ont abouti au Troisième Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide, accueilli par le Gouvernement ghanéen et organisé par l’OCDE et la Banque mondiale, à Accra.

Les participants au Forum ont utilisé comme point de départ les objectifs de développement définis dans la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, signée en 2005. Leurs échanges de vues sur la nécessité d’améliorer l’efficacité de l’aide se sont fondés sur les consultations tenues avec plus de 80 pays en développement, tous les pays donateurs membres de l’OCDE et un grand nombre d’organisations de la société civile venues du monde entier.

Les résultats d’une enquête auprès de 54 pays en développement ont fourni la base de données utilisées pour les échanges de vues. L’examen de la manière dont huit pays bénéficiaires et 11 pays donateurs mettent en oeuvre la Déclaration de Paris, quelque trois
années après l’avoir signée, met également en évidence les domaines sur lesquels doivent porter les efforts.

Au nombre des principaux points convenus dans le Programme d’action d’Accra figurent les suivants :
• Prévisibilité – les bailleurs de fonds donneront aux pays partenaires, 3 à 5 ans à l’avance, des informations sur l’aide qu’ils prévoient de leur accorder.
• Systèmes nationaux – les systèmes nationaux des pays partenaires seront utilisés pour fournir l’aide en tant que première option, plutôt que les systèmes des bailleurs de fonds.
• Conditionnalité – les bailleurs de fonds appliqueront, non plus les conditions imposant la manière et le moment de dépenser les fonds d’aide, mais plutôt les conditions fondées sur les propres objectifs de développement des pays bénéficiaires.
• Déliement de l’aide – les bailleurs de fonds atténueront les restrictions qui empêchent les pays en développement d’acheter les biens et les services dont ils ont besoin auprès des sources et partout où ils peuvent obtenir la meilleure qualité au plus bas prix.

Le texte intégral du Programme d’action d’Accra figure à l’adresse : www.accrahlf.net.

Télécharger le programme d’action :

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