Les féministes voilées du Maroc

L’ouvrage de Fatima Sadiqi, professeur à l’Université de Fès et présidente du Centre de recherche sur les femmes, traite de la place du féminisme moderne encré dans les sociétés qui connaissent un renouveau religieux. La conciliation entre un féminisme "laïque" et un féminisme "islamique" s’est peu à peu imposée, avec les améliorations historiques portées au droit des femmes depuis quelques années au Maroc.

Fatima Sadiqi, professeur à l’Université de Fès et présidente du Centre de recherche sur les femmes, a publié un ouvrage intitulé "Les féministes voilées du Maroc". L’ouvrage traite de la place du féminisme moderne encré dans les sociétés qui connaissent un renouveau religieux. La conciliation entre un féminisme "laïque" et un féminisme "islamique" s’est peu à peu imposée, avec les améliorations historiques portées au droit des femmes depuis quelques années au Maroc.
Le féminisme moderne n’aurait pas de place dans les sociétés qui connaissent un renouveau religieux, tout particulièrement dans le monde islamique. Mais les améliorations portées au droit des femmes depuis quelques années au Maroc démentent cette idée. Exemple peut-être unique, le militantisme des femmes laïques et religieuses, joint à la stratégie des partis politiques et au rôle significatif joué par le roi ont conduit à de réelles avancées.
Les pionnières du féminisme marocain sont apparues peu après l’indépendance en 1956. Tout en se plaçant dans une perspective progressiste, elles reconnaissaient l’importance de l’islam dans la société marocaine, elles ont donc inscrit leurs revendications dans un cadre qui faisait place à l’identité musulmane. La première génération de militantes féministes s’appuyait sur une idée maîtresse : les relations entre hommes et femmes ne sont pas dictées par la religion mais par la tradition, l’invocation de la religion servant de justification. Ainsi, au nom de l’islam on liait la pureté sexuelle de la femme à l’honneur de l’homme et de sa famille. Pour ces militantes, ce type de rapport entre virginité et honneur servait à maintenir le contrôle sur les femmes et relevait de la coutume et non de l’islam.

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Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site du Gregam

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