Les femmes veulent un Code électoral garantissant la représentation féminine : Le tiers, en attendant la parité

« Le Mouvement pour le tiers des sièges élus aux femmes, vers la parité » se mobilise au Maroc.

(10/11/2006)

« Le Mouvement pour le tiers des sièges élus aux femmes, vers la parité » se mobilise. Réunis ce week-end, les participants, faisant partie du comité de suivi, ont adopté une déclaration à l’intention du gouvernement et des organisations politiques demandant la prise en considération, lors de l’établissement du Code électoral, de la nécessité de hisser la représentation féminine à la Chambre des Représentants au tiers des mandats.

Faisant le bilan des résultats des élections du tiers de la Chambre des Conseillers tenues le 8 septembre, le communiqué relève que ce renouvellement a enregistré un véritable « dysfonctionnement » avec l’absence quasi-totale des femmes, puisque sur 90 élus, seule 1 femme a pu passer le cap et faire son entrée dans la 2e Chambre.

« Le Mouvement », créé en juin 2006, sur l’initiative d’un ensemble d’acteurs, avec la mission d’agir pour l’amélioration de la représentation politique des femmes aux instances élues en vue de la parité, considère que « le non-accès des femmes à la deuxième Chambre (1 sur 90) ne surprend pas au regard de l’absence presque totale des femmes des postes de décision des institutions où sont recrutés les candidats » et « rappelle les discriminations qui perdurent et l’absence d’une vision en la matière ».

Le tiers pour commencer

« Le Mouvement » appelle donc le gouvernement et les partis politiques à inscrire la question de l’accès des femmes aux institutions élues dans une vision globale sur la question de la représentation des femmes dans le cadre de la révision actuelle de la législation électorale.

« Le Mouvement » réclame un Code électoral comportant des dispositions qui peuvent garantir aux femmes au moins 33% des sièges dans les institutions représentatives, notamment en prévoyant que « le nombre de personnes de même sexe ne doit pas être inférieur au tiers du nombre global des membres ».

Pour cela, « le Mouvement » demande un rejet définitif du mode de scrutin uninominal à un tour « qui ne laisse aucune chance à la représentation féminine », comme le démontrent les études au niveau international.

Un point positif

Par contre, il appelle à adopter le mode de scrutin de liste à la proportionnelle en le renforçant par des mesures techniques pour une meilleure rentabilité, tout en insistant sur la nécessité de l’adoption de l’approche genre lors de tout le processus électoral.
« Le Mouvement » tient cependant à saluer la nomination de la première femme gouverneure en exercice et considère cette décision comme expression d’une volonté politique pour l’élimination d’une forme de discrimination à l’égard des femmes.

Enfin, « le Mouvement » prévoit une série d’actions dans les jours à venir en direction aussi bien des partis politiques de la majorité que ceux de l’opposition et du gouvernement sans omettre d’organiser des débats sur la question.

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Source : Al Bayane

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