Maroc : le code de la famille à l’heure du bilan

Les 10 et 11 octobre 2009, les Marocains célébraient à la fois la seconde Journée nationale de la femme (créée par le roi en commémoration de l’anniversaire de la réforme du Code de la famille) et le sixième anniversaire de la Moudawana, occasion pour le gouvernement comme pour la société civile de dresser un bilan du Code de la Famille.

Créée le 10 octobre 2003, la Moudawana (ou code de la famille) avait pour objectif de mettre un terme aux injustices imposées aux femmes, de protéger les droits des enfants et de sauvegarder la dignité des hommes. Mais la mise en œuvre légale ne semble pas facile, les procédures lentes, faute d’une information et de formations suffisantes et d’une prise en compte adaptée de la part de la population et de la profession (avocats, magistrats). Aussi, le mouvement associatif demande sa réforme, constatant notamment l’augmentation du mariage des mineures et la difficile application de l’égalité entre hommes et femmes en matière de tutelle légale des mineur-es. Il demande la mise en place de la nafaqa, une caisse destinée à accorder une pension alimentaire aux femmes qui ne peuvent obtenir le soutien de leur époux, soutenue par le fonds de la solidarité familiale.
Cette demande de réforme est soutenue par Abdelouahed Radi, ministre de la Justice, qui a engagé de nouvelles études sur les pensions alimentaires, le système de la médiation au sein des sections de la famille, le partage des biens acquis pendant le mariage, ainsi que la création d’une cellule de formation continue au profit des personnels de la justice de la famille.

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Source :site de l’OIF

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