Maroc : les femmes et les terres collectives, lutte pour la reconnaissance des droits fonciers

Au Maroc, les terres collectives constituent un véritable réservoir foncier. La problématique des terres collectives se présente potentiellement comme un phénomène humain, économique et social d’une grande ampleur. Gérées par un droit coutumier archaïque et inique, les femmes qui y vivent sont les victimes de drames sociaux. En effet, après avoir été expulsées de leurs terres à cause de leur sexe, elles ont été amenées à endurer la pauvreté et à trouver refuge dans les bidonvilles.

Les terres collectives constituent aujourd’hui un véritable réservoir foncier (près de 12 millions d’hectares en surface soit près du tiers du territoire ayant une valeur agro-sylvo-pastorale). La problématique des terres collectives se présente potentiellement comme un phénomène humain, économique et social d’une grande ampleur :
- 48 provinces et préfectures concernées,
- 4631 collectivités ethniques, regroupant 2,5 millions d’ayants droit et une population totale estimée à près de 10 millions d’habitants.

Les terres collectives appartiennent à des groupes ethniques et étaient régies dans le passé (avant l’avènement du protectorat) par les normes coutumières (dites aussi « Orf »). Ces terres collectives étaient inaliénables ; elles ne pouvaient être vendues ou louées puisqu’elles appartiennent à la tribu et que c’est à celle-ci que revient leur usufruit. Elles étaient exploitées de manière collective par le biais de l’usufruit ou de la jouissance du revenu de ces terres par les ayants droits.

Toutefois, ces terres n’ont pas cessé de connaître une régression continue et une dégradation de la situation économique des populations concernées : augmentation de la pression démographique et foncière et diminution de la valeur des parts des membres des tribus ayants droit.

Le système qui réglemente les terres Jmouâ (terres collectives) soulève le tollé d’un certain nombre de femmes marocaines qui se considèrent lésées par rapport aux hommes. En effet, ces dernières années les autorités ont procédé à plusieurs opérations de transaction avec les différentes tribus portant sur l’échange des terres collectives contre des lots individuels.

Les soulaliates, femmes, mères, épouses et chefs de famille qui ont été spoliées de leur droit à bénéficier des terres collectives au nom d’un droit coutumier archaïque et inique, vivent aujourd’hui des drames sociaux. En effet, après avoir été expulsées de leurs terres, simplement parce qu’elles sont des femmes, elles ont été amenées à endurer la pauvreté et à trouver refuge dans les bidonvilles.

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Pour en savoir plus :
Découvrez l’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM)

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