Mettre fin à l’apartheid sexuel

Dans son « Rapport sur l’État de la population mondiale 2005 », l’UNFPA appelle à mettre fin à « l’apartheid sexuel » pour mieux lutter contre la pauvreté.

United Nations (New York)

12 Octobre 2005
Publié sur le web le 13 Octobre 2005

Dans son « Rapport sur l’État de la population mondiale 2005 », le Fonds des Nations Unies pour la population a exhorté aujourd’hui la communauté internationale à mettre fin à la discrimination entre les sexes - en donnant aux femmes un meilleur accès à l’éducation, notamment sexuelle, et aux soins de santé - pour mieux lutter contre la pauvreté.

Intitulé « La promesse d’égalité : égalité des sexes, santé en matière de procréation et Objectifs du Millénaire pour le développement », le rapport exhorte la communauté internationale à tenir les promesses faites aux femmes et filles du monde entier afin d’accélérer la mise en oeuvre des objectifs de développement convenus au sommet du Millénaire en 2000 et réaffirmés au sommet mondial le mois dernier à New York, indique un communiqué du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) publié aujourd’hui.

- Retransmission de la conférence de presse à l’ONU de Maria Jose Alcala, auteur du rapport [52mins]-

Le rapport - dont la publication coïncide avec le 60e anniversaire de la Charte des Nations Unies qui a proclamé l’égalité de droits des femmes et des hommes - affirme que la discrimination entraîne des taux de mortalité plus élevés chez les mères et les enfants que chez les hommes.

Cette situation menace en conséquence sérieusement la mise en oeuvre des objectifs du Millénaire pour le développement (ODM) qui vise notamment à réduire de moitié la faim et la pauvreté dans le monde et à réduire la mortalité infantile des deux tiers et la mortalité maternelle des trois quarts d’ici à 2015.

La discrimination en ce qui concerne l’accès à l’éducation et à la santé entraîne des graves problèmes de santé en matière de procréation, première cause de mortalité chez les femmes âgées de 15 à 44 ans, indique l’UNFPA.

Chaque année, quelque 529 000 femmes meurent de maladies liées à la grossesse qui sont pratiquement toutes évitables, précise l’agence.

Le manque d’accès aux contraceptifs modernes est la cause principale d’environ 76 millions de grossesses non recherchées chaque année dans le seul monde en développement et d’environ 19 millions d’avortements pratiqués dans des conditions dangereuses qui entraîne souvent une infirmité permanente ou la mort, ajoute le communiqué.

Le manque d’accès à la planification familiale et à la santé en matière de procréation est intimement lié à la pauvreté, fait-il remarquer.

« Je suis ici aujourd’hui pour dire que les dirigeants du monde ne pourront reléguer la pauvreté dans le passé avant de reléguer la discrimination sexuelle dans le passé », a déclaré la directrice de l’UNFPA, Thoraya Ahmed Obaid.

L’UNFPA est une organisation internationale au service du développement qui promeut le droit de chaque femme, homme et enfant à vivre en bonne santé. L’agence vient en aide aux pays qui utilisent les données relatives à la population afin de concevoir des politiques et des programmes visant à réduire la pauvreté et à faire en sorte que chaque grossesse soit désirée, chaque accouchement sans danger, chaque jeune non contaminé par le VIH/sida, chaque fille et chaque femme traitée avec dignité et respect.

L’UNFPA publie chaque année depuis 1978 le rapport sur l’État de la population mondiale.

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Source : INFPA

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