PNUD : le rapport arabe sur le développement humain dénonce les discriminations à l’égard des femmes

Parrainé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et publié au Yémen, le dernier Rapport arabe sur le développement humain dénonce la discrimination à l’égard des femmes, recommandant à certains pays d’introduire des changements significatifs pour améliorer la condition de la femme et le recours temporaire à la discrimination positive.

New York, Dec 7 2006 1:00PM

Intitulé « Vers la promotion des femmes », le Rapport arabe sur le développement humain 2005 examine la situation des femmes dans le monde arabe, en s’intéressant tout particulièrement à leur santé, à leur niveau d’études et à leur participation à la vie politique, indique un communiqué publié à Sana’a.

Le Rapport évalue également les avancées réalisées par les femmes en analysant le désir de la société arabe de voir ces progrès se concrétiser, ainsi que les actions sociales nécessaires pour que l’égalité entre hommes et femmes devienne une réalité dans ces pays.

Il demande premièrement aux pays arabes de donner à toutes les femmes la possibilité d’accéder au même niveau de santé et de savoir que les hommes.
« Il faudrait aussi offrir aux femmes toutes les chances de participer activement, sur décision personnelle librement prise, à tous les types d’activités humaines, en dehors du cadre familial, sur un pied d’égalité avec leurs homologues de sexe masculin », ajoute le rapport.
Il préconise enfin un recours temporaire à la discrimination positive afin de favoriser la participation des femmes arabes à toutes les sphères de l’activité humaine. « Cette pratique permettra de démanteler les structures qui perpétuent depuis des siècles les discriminations à l’encontre des femmes », expliquent les auteurs.

Le Rapport souligne par ailleurs que la discrimination à l’égard des femmes est un frein majeur au développement économique et social du monde arabe.
« Le développement humain ne peut pas se nourrir uniquement de la croissance économique. La lutte contre la pauvreté n’est pas une campagne de charité, c’est une mission d’autonomisation », a déclaré Kemal Derviþ, Administrateur du PNUD.
« L’émancipation et la participation pleine et entière des femmes en tant que citoyennes, productrices, mères et soeurs, constitueront une force pour tous les pays arabes et permettront au monde arabe d’être plus prospère, plus influent et de s’acheminer vers un développement humain plus abouti », a-t-il ajouté.

Les résultats des sondages d’opinion commandités pour les besoins du Rapport donnent des raisons d’être optimistes. Ces sondages révèlent en effet une aspiration, largement partagée, à une plus grande égalité entre les hommes et les femmes.

Selon les auteurs du Rapport, le monde arabe est en train de connaître une mutation dans la mesure où la question des femmes imprègne peu à peu le discours intellectuel et culturel.

Pourtant, ajoutent les auteurs, le mouvement féministe arabe moderne est encore trop souvent considéré, à tort, comme importé de l’Occident, alors qu’en réalité, le concept d’égalité entre hommes et femmes est profondément enraciné dans la région.
En Égypte, la première « société d’éducation des femmes » a été fondée en 1881 dans le but de sensibiliser la population aux droits des femmes. À l’ère du colonialisme, dans les années 40, les organisations féminines se sont multipliées et la plupart d’entre elles se sont battues contre la polygamie et pour le droit des femmes à l’éducation.

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Source : Liste de discussion Groupe "Genre et mondialisation"
genre chez attac.org

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