Plaidoyer pour le 8 mars (2015)

Les femmes connaissent leurs problèmes et savent trouver des solutions. Les femmes sont des leaders, elles doivent décider de ce qui les concerne !

A l’occasion du 8 mars 2015, Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes, Genre en Action veut rappeler que la parole, le vécu et l’action des femmes doivent être au cœur de l’Agenda Post-2015.

Lire le plaidoyer en entier

L’EGALITE DE GENRE EST L’AFFAIRE DE TOUT LE MONDE, MAIS …

  • Qui, mieux que les femmes qui subissent les stéréotypes et les discriminations parce qu’elles sont femmes, comprend les inégalités de genre ?
  • Qui, mieux que les femmes qui font face chaque jour au manque de services de base, peut orienter les politiques sur les actions à entreprendre ?
  • Qui, mieux que les femmes qui n’ont pas la parole, sait ce qu’il faudrait faire pour que leurs voix soient entendues ?
  • Qui, mieux que les femmes sans protection sociale, sans terre, sans droits sexuels etc., peut expliquer l’importance des droits pour la dignité dans la vie quotidienne ?
  • Qui, mieux que les femmes victimes de violences en temps de paix et/ou de guerre, peut orienter les actions de lutte contre ces violences ?
  • Qui, mieux que les associations féminines et féministes, peut porter dans l’espace public les revendications d’égalité de genre ?

PERSONNE !

L’Agenda post-2015 doit atteindre et améliorer ce que Beijing a commencé il y a 20 ans. La parole, le vécu et l’action des femmes doivent être la clef de voute de l’action.

Pour un développement juste et durable en 2030, les voix et les choix de toutes les femmes à toutes les étapes et tous les étages de la gouvernance sont indispensables maintenant.

En 2030, les Objectifs de Développement Durable auront échoué s’ils n’ont pas permis aux femmes de :

  • choisir et maîtriser leur sexualité et leur fertilité, sans pression et sans risque
  • contrôler leurs revenus, leur mobilité, leur vote … leur vie
  • s’alimenter et alimenter leurs familles (eau potable, nutrition, sécurité alimentaire)
  • vivre dans un habitat décent, avec de bonnes conditions de sécurité et d’hygiène
  • s’instruire et choisir leur orientation professionnelle, sans contrainte ni tabou
  • accéder à des facteurs de production durables, autres que les microcrédits
  • protéger leurs terres de l’accaparement et avoir des droits fonciers
  • préserver leur environnement contre les changements climatiques
  • faire valoir et défendre leurs savoirs et leurs droits, en privé comme en public
  • s’informer des enjeux et des droits qui les concernent, positivement ou négativement
  • s’exprimer librement et en sécurité dans l’espace public et faire respecter leur parole
  • dénoncer et se protéger des violences de genre, recourir à la justice en toute confiance
  • participer au maintien de la paix et de la démocratie

Ces résultats doivent se préparer dès aujourd’hui. Les femmes connaissent leurs problèmes et savent trouver des solutions. Les femmes sont des leaders, elles doivent décider de ce qui les concerne !

Par Genre en Action
Bordeaux, le 6 mars 2015


Oumy Seck est Présidente de l’association "Centre d’Ecoute et d’Encadrement pour un Développement Durable" (CEEDD). Elle a reçu le 1er Prix Marie-Lise Semblat pour le projet « Renforcement des capacités des femmes en agriculture familiale en milieu urbain au Sénégal ». Ce Prix a été remis le 16 décembre à Paris, lors du colloque "1975 - 2015 : c’est encore loin l’égalité des femmes et des hommes ?".

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