Plan global triennal de lutte contre les violences faites aux femmes 2011-2013

Pour la première fois, la lutte contre les violences sexuelles, en particulier lorsqu’elles sont commises dans les relations de travail, est un axe prioritaire. Un plan politiquement engagé du gouvernement français, qui mérite des déclinaisons et actions concrètes selon l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT).

Mercredi 13 avril, Roselyne Bachelot, ministre française des solidarités et de la cohésion sociale, a présenté, dans le cadre de la Commission Nationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le contenu du plan global triennal 2011-2013 de lutte contre les violences faites aux femmes.

Trois axes prioritaires, jusqu’alors dans l’angle mort des politiques publiques de lutte contre les violences faites aux femmes, ont été retenus pour le prochain plan :
- lutte contre le viol et les agressions sexuelles,
- contre les violences sexistes et sexuelles au travail,
- contre la prostitution.
Ils doivent faire l’objet de « campagnes d’informations » dans les trois années à venir.

Si la cohérence politique du plan, qui a pour ambition de s’attaquer à des violences qui sont autant d’entraves à la liberté sexuelle des femmes, est à souligner, l’AVFT est dans l’expectative quant à ses réalisations concrètes.

S’agissant du volet « lutte contre les violences faites aux femmes au travail », trois « actions » sont inscrites dans le plan et notamment une action prudemment intitulée : « Evaluer la possibilité d’harmoniser les définitions et les sanctions relatives au harcèlement sexuel ».

Il n’est cependant plus temps d’« évaluer » la « possibilité » d’ « harmoniser » les différents textes relatifs au harcèlement sexuel. Les analyses juridiques présentées par l’AVFT depuis de nombreuses années qui démontrent l’ineffectivité de la loi n’ont jamais été valablement contredites. La législation du harcèlement sexuel nécessite d’être réformée et adaptée à la norme européenne.

Ce n’est qu’à cette condition que l’action relative à la formation des professionnels (Comment former et sensibiliser à une réalité à laquelle correspondent des normes juridiques imprécises et disparates ?) pourra avoir un sens et que ce volet du plan ne restera pas une simple déclaration d’intention.

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Source : AVFT

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Voir également l’article Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail

P.-S.

Contact : Marilyn Baldeck, déléguée générale
AVFT, 51 bd Auguste Blanqui - 75013 Paris
Tél : 01 45 84 24 24
contact chez avft.org - www.avft.org

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