Pour l’amélioration du bien être physique et psychologique des femmes

Les africaines doivent apprendre à s’aimer, à aimer leur corps.
Pardon ? Je n’entends pas très bien. Comment ? Qu’est-ce que vous dites ? Que c’est une incitation à la débauche ? Complètement rétrograde que cette interprétation qui empêche la majorité des femmes africaines de dire oui à qui elles sont.

Le vrai rayonnement est d’abord interne avant d’être externe. C’est d’abord notre intérieur qu’il faut travailler ; quand on est belle à l’intérieur, on l’est également à l’extérieur. Et ça, c’est la beauté authentique, la vraie, celle qui est éternelle. C’est celle devant laquelle tout le monde fait allégeance. Une beauté qui n’est que plastique c’est-à-dire qui n’est pas soutenue par une belle âme est éphémère. D’après Paul Jagot, « … faute d’un attract invisible assez intense, la beauté, si sculpturale soit-elle, ne suffit pas à engendrer d’emprise profonde exclusive et stable. Une telle emprise émane essentiellement du mental. Une femme de caractère, pourvu qu’elle soit une femme de tête, s’impose, même si son aspect physique s’avère quelconque ou même laid. »

Arrêtez de traîner vos corps tel un boulet dont on ne sait que faire. C’est un puissant handicap que de ne pas pouvoir se sourire dans la glace et d’être fière de son image. Les conséquences de cette situation sont multiples : aucun magnétisme personnel, pas de confiance en soi et donc absence de réussite. Quand bien même celle-ci est au rendez-vous, elle est mitigée et sans éclat. Se sentir bien dans sa peau concourt à l’épanouissement personnel ; on est corrélativement plus sereine, plus heureuse et plus à l’aise avec son entourage. Ne pas être fier de son image et de sa personne fait de nous des êtres aigris, vaniteux, susceptibles, haineux, jaloux et agressifs . L’agressivité n’est pas toujours un signe de puissance. C’est parfois un signe de faiblesse qui cache un profond malaise, un mal être surtout lorsque l’on a devant soi une personne resplendissante de santé et de bien être.
Etre consciente de son corps requiert que l’on soit à l’écoute, que l’on se réinvente tous les jours. C’est aussi apprendre à se connaître, à s’aimer très fort tel que l’on est. Pour les puristes, c’est aussi une façon de dire merci à Dieu de nous avoir créé : on montre au créateur que l’on prend soin de sa créature et qu’il n’a pas eu tort de nous mettre au monde.

En le faisant, si cela nous permet de décrocher un boulot, de s’imposer comme leader ou d’avoir tout le monde à ses pieds, et bien c’est tant mieux. Mais cela ne doit être qu’une conséquence et non le ou les éléments catalyseurs. Contrairement à HUSSERL, toute conscience ne doit pas toujours être consciente de quelque chose. Il est grand temps, mesdames, de vous occuper de vous sans gêne, sans honte.

Point n’est besoin de ressembler à un top model ou autre star de cinéma. Ne vous réduisez pas à cela. Soyez vous-même, créer votre style, affinez-le, « justifiez » le, mettez-le en valeur et sans le vouloir, à votre insu vous serez une icône, que dis-je une égérie à qui l’on voudra ressembler et à côté de qui il fera bon vivre.
Aimez-vous, dorlotez-vous ! Ôtez de votre esprit qu’une femme qui prend soin d’elle est légère. Il ne s’agit non plus d’un nombrilisme outrancier. Retenez que l’on ne peut offrir aux autres ce que l’on n’a pas soi-même : il faut déborder d’amour pour soi pour pouvoir aimer les autres. C’est aussi parce que l’on s’aime que les autres nous aiment.

On ne peut donner aux autres ce que l’on n’a pas soi-même : il faut déborder d’amour pour soi pour pouvoir aimer les autres. C’est aussi parce que l’on s’aime que les autres nous aiment.
La femme africaine, en général, est très mal dans sa peau, ne prend pas soin d’elle et n’a aucune vision sauf une toute petite minorité. Ceci est la conséquence des traditions infantilisantes et avilissantes, de la pauvreté, de mariages et de grossesses précoces qui la détruisent physiquement et psychologiquement. Elle erre ça et là sans but ni fondement telle une girouette qui tourne au gré du vent. Son estime est bafouée et ses ambitions étouffées dans l’œuf.

Le mal est là, il ronge de l’intérieur, à notre insu. Il n’y a qu’à évoquer, par exemple, les excès et les débordements auxquels l’on assiste lors de la célébration de la journée internationale de la femme tous les huit mars. En Afrique, en général, c’est l’occasion pour les femmes de s’adonner à des orgies, de se saouler plus que de raison, de se dénuder, d’avoir recours à toutes les formes de dépravation de mœurs possibles et imaginables. Il n’ya pas à chercher loin : c’est le résultat de beaucoup de frustration et d’un grave mal être. En général, on en rit, on en parle et on conclut que les femmes c’est comme cela que ça fête ! Simpliste que cette théorie qui n’est rien d’autre qu’une fuite en avant, un manque de profondeur et d’analyse froide. Ceci est d’autant plus vrai que ce sont en majorité les femmes peu éduquées, qui subissent encore le poids de toutes les traditions qui sont les principales adeptes de ces comportements pathétiques, parce que atteintes de psychoses mal ou non diagnostiquées.

« Si les africaines veulent changer la manière dont elles sont perçues, elles doivent donner des images différentes. Longtemps perçues dans nos cultures africaines comme une menace pour la cohésion du groupe, cultiver sa différence n’est guère encouragé, ni toléré. Gare à celles qui transgressent cette loi inscrite dans le code du non dit. Et pourtant, si nous voulons vivre notre vie comme nous l’entendons, nous devons prendre le risque de sortir du moule et de déplaire forcément. »

Célébrez-vous tous les jours en disant non à la négligence, au laisser-aller et à la routine.

Eliane Ndounkeu - elianendounkeu chez yahoo.fr

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