Prix Nobel : la paix à l’image de trois femmes

Vendredi 7 octobre à Oslo en Norvège, le prix Nobel de la paix 2011 a été conjointement décerné à trois femmes : Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Liberia, Leymah Gbowee, également libérienne, et à la Yéménite Tawakkul Karman pour leur lutte non violente pour la sécurité et les droits des femmes.

Ellen Johnson Sirleaf est la première femme à avoir été élue présidente d’un Etat africain, le Libéria. Arrivée au pouvoir en 2005, cette "Dame de fer" a oeuvré pour la reconstruction de son pays ravagé par 14 ans de guerres civiles qui ont fait quelque 250 000 morts. L’attribution du Nobel est survenu quatre jours avant une élection présidentielle au cours de laquelle elle brigue un second mandat, dont les résultats seront connus en novembre 2011.
Leymah Roberta Gboweeest est une militante libérienne pour la paix en Afrique. Elle est responsable de l’organisation du mouvement pacifiste Women of Liberia Mass Action for Peace qui a contribué à mettre fin à la Seconde guerre civile au Liberia en 2003, notamment par une action emblématique : la "grève du sexe". Suite à sa récompense, elle a déclaré : "c’est un Nobel pour les femmes africaines, c’est comme ça que je le décrirais. C’est pour les femmes en général, mais particulièrement pour les femmes en Afrique".
Avec la Yéménite Tawakkul Karman, le comité Nobel distingue une femme qui a oeuvré pour la paix, la démocratie et les droits des femmes avant et pendant le "printemps arabe". Agée de 32 ans, elle a fondé le groupe Femmes journalistes sans chaînes en 2005 et participe aussi à la vie politique de son pays, au sein du parti islamique. Elle a immédiatement dédié son prix Nobel au "printemps arabe".

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Source : Le Monde

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