Quinze ans après : causes et conséquences des violences faites aux femmes

La Rapporteure spéciale des Nations unies pour les violences faites aux femmes, Yakin Ertürk, publie un rapport portant sur les violences faites aux femmes depuis 1994, date du début du mandat de la chargée onusienne. Grâce à son expérience, elle a établi trois types de violences faites aux femmes : la violence intrafamiliale, la violence dans la communauté, la violence perpétrée ou tolérée par l’Etat. A cette liste s’ajoute la violence transnationale, produit de la mondialisation.

Violences domestiques, trafics humains et migrations, conflits armés, droits reproductifs et VIH/SIDA sont les sept domaines que la Rapporteure spéciale analyse dans son bilan afin de mettre en exergue les avancées et les reculs opérés depuis quinze ans en la matière. Dans son rapport (téléchargeable en bas de page en anglais uniquement), Yakin Ertürk en appelle à la responsabilité des Etats et des acteurs privés, en période de crise et de conflits notamment, pour respecter le droit des femmes qui sont les personnes civiles les plus affectées. De plus, elle demande une attention particulière des organisations de la société civile qui ont permis depuis quinze années de porter la voix des femmes et de les défendre.
Par ailleurs, elle dénonce le manque de données, d’indicateurs et de statistiques désagrégées par sexe qui permettraient de rendre davantage compte des inégalités entre les femmes et les hommes. Ces informations sont essentielles pour introduire des réformes et mettre en œuvre des actions en faveur des femmes pour garantir l’égalité de genre, sans laquelle un développement durable est impossible.
En outre, pour la mandataire onusienne, pour éradiquer la violence faite aux femmes il faut s’attaquer aux causes de ce problème. Qu’elles soient d’origine politique, sociale, économique, religieuse ou culturelle, il faut que les Etats prennent des dispositions législatives notamment par le renforcement de la pénalisation de cette violence. Dans ce sens il faut une plus grande communication interétatique autour de la jurisprudence existante en la matière. De plus, selon elle, il faut démystifier les discours culturels qui justifie les résistances contre les droits femmes par rejet des valeurs universelles des droits de l’homme. Lutter contre ces résistances est un des plus gros défis à relever car il touche l’organisation même de la plupart des sociétés, à savoir le système patriarcal.
Tout au long de sa mission, la Rapporteure spéciale a réalisé quatorze rapports annuels, publié trente-deux bilans de missions dans lesquels elle tire des recommandations appropriées et a effectué plusieurs recherches ciblées.

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Pour en savoir plus, vous pouvez consulter et télécharger :
le rapport en anglais Quinze ans après : causes et conséquences des violences faites aux femmes ;
Voir aussi : le rapport intitulé Rapport ONU "Intégration des droits fondamentaux des femmes et de l’approche sexospécifique : vers une application effective des normes internationales visant à faire cesser la violence à l’encontre des femmes ;
ainsi que le rapport spécifique sur les violences en Moldavie

Source : site de l’OIF

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