RDC : journée de la femme et projets d’égalité

Dynamiques et thématiques de la journée : investir dans la paix et le
développement pour la protection et l’autonomisation de la femme et de la
fille.

« Investir dans la paix et le développement pour la protection et
l’autonomisation de la femme et de la fille »
.C’est sous ce thème retenu au niveau national que la République Démocratique du Congo a célébré la Journée de la femme le samedi 8 mars dernier.
Le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC, Mr Alan Dos soutenu au cours de la manifestation officielle organisée au ministère des Affaires Etrangères que cette journée pour la RDC « est une opportunité de plus pour se poser des questions suivantes : pourquoi ces
crimes contre les femmes et les filles ? Pourquoi l’impunité ? La journée internationale de la femme est aussi une opportunité pour nous de prendre la ferme décision de dire : stop aux violences faites à la femme »
.

Il faut souligner que l’impunité contre les violences sexuelles faites à
la femme et la fille est toujours de mise en RDC. Ce malgré la loi du 20
juillet 2006 modifiant et complétant le Code pénal congolais qui intègre des
règles du droit international humanitaire relatives aux infractions
sexuelles. Pour La ministre du Genre, famille et enfant, Madame Philomène Omatuku , il
y a un certains nombres de défis à relever pour mettre fin à l’impunité
contre les violences sexuelles faites aux femmes et filles en RDC. « Le
défi majeur demeure celui de continuer à soutenir les procédures judiciaires
qui éliminent les obstacles entravant l’application des lois, de former la
police et le système judiciaire à l’application de la loi sans oublier de
renforcer la capacité de vies associative et confessionnelles et de faire
connaître les mécanismes permettant la justice »
.

« La femme c’est une tête, la femme c’est le travail »

Pour sa part l’épouse du premier ministre, Madame Anne Bumba Gizenga, s’est insurgee contre cette nouvelle conception masculine en RDC selon laquelle « mwasi, mwasi nde nzoto
 »
en lingala , traduisez par là , « une femme ce n’est rien de plus si ce
n’est que son corps »
. Pour Mme Gizenga, il est plus que temps que cette
conception rabaissante qu’on a de la congolaise puisse être bannie des
esprits masculins et céder la place à une autre conception, plus valorisante
qui est « mwasi moto ; mwasi musala » traduise « la femme c’est une tête, la femme c’est le travail » et de rappeler que la majorité de ménages à
Kinshasa sont tenus financièrement par les femmes grâce notamment à leurs
activités régénératrices d’argent.

Signalons que la Ministre Omatuku a annoncé la création du « 
palais de la femme »
avant d’annoncer aussi que la Résolution 1325 des
Nations Unies sur la femme et la paix est appelé à connaître une
appropriation massive par sa traduction en langues nationales pour la
rendre accessible à toutes les composantes de la société.

Elle a, par ailleurs, indiqué « la mise en oeuvre d’un plan
national ad hoc par notre ministère est un défi.(.). L’implication de
femmes dans la prévention et la gestion des conflits est un gage de
développement, longtemps reconnu mais non encore exploité ».

Dans le souci de vulgariser la Résolution 1325, rappelons qu’en
octobre dernier l’union Congolaise de femmes de medias ,UCOFEM , avait
appelé ses membres notamment journalistes et animatrices à produire des
articles sur cette résolution et en parler dans des émissions dans le cadre
des 7 ans d’adoption de cette importante résolution pour les femmes.

Autres faits à signaler outre la partie officielle de la commémoration de la
journée, la présence massive ce samedi des filles et même de toutes jeunes
en pagne dans différentes manifestations et à travers la capitale
Kinshasa. Une chose habituelle qui a émerveillé plus d’un.

Aurélie Mupepe Kwanza.

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