Rapport de suivi mondial 2007 « Objectifs de Développement pour le Millénaire »

Le rapport évalue les contributions des pays en développement, des
nations donatrices, et des institutions financières internationales dans
leurs efforts pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le
développement. Il comporte cinq messages clés, dont un concernant l’égalité des sexes.

Rapport de suivi mondial 2007 « Objectifs de Développement pour le
Millénaire » / Banque mondiale

1. La croissance contribue à faire reculer la pauvreté, mais pas dans
tous les pays ni de manière toujours durable. La poursuite de la
croissance forte est à l’origine de beaucoup de progrès dans le recul de
la pauvreté dans le monde. De nombreux pays ne bénéficient toutefois pas
de cette situation, en particulier les États fragiles ; pour d’autres
pays, les sources et la qualité de la croissance (l’exploitation
insoutenable de ressources et l’accumulation de polluants) minent la
préservation de l’environnement et les possibilités de croissance futures.

2. C’est une question de bon sens que de promouvoir l’égalité des sexes
et l’autonomisation des femmes. La promotion de l’égalité des sexes
contribue à l’édification d’une société équitable, fait augmenter la
productivité économique et favorise le progrès vers la réalisation
d’autres objectifs de développement. Des gains importants ont pu être
obtenus, en particulier dans le domaine de l’éducation, bien que les
progrès soient lents dans d’autres domaines. Il est donc absolument
indispensable pour le programme de développement que soient prises en
compte l’autonomisation des femmes et l’égalité des sexes dans la
formulation de politiques et de programmes d’aide internationale.

3. Les États fragiles sont à la traîne — les institutions de
développement doivent absolument agir au plus vite et mettre à
disposition des ressources humaines. Les plus grands écarts à combler
pour atteindre les ODM se trouvent dans les États en proie à des
conflits et dont les institutions et la gouvernance sont inadéquates —
les États fragiles. Ils comptent 9 % de la population du monde en
développement, plus de 25 % des personnes vivant dans le dénuement
total, près du tiers des décès infantiles y surviennent et environ 30 %
des enfants âgés de 12 ans n’achevant pas le cycle scolaire primaire y
vivent. Pour les aider véritablement à sortir de cet état de fragilité,
il importe d’améliorer le temps de réaction aux crises et aux
opportunités, d’accroître la présence sur le terrain, d’intensifier la
collaboration entre les organismes d’intervention et de s’inspirer des
cas de succès de transitions vers l’édification d’États.

4. La quantité devance la qualité — les enfants sont certes scolarisés
mais n’acquièrent pas nécessairement des connaissances. Le rythme
d’amélioration des taux d’achèvement de la scolarisation primaire a été
rapide et encourageant dans de nombreux pays. Cependant, l’évaluation
des pays laisse à penser que les aptitudes cognitives sont bien souvent
à la traîne.
En matière d’éducation et de santé, la quantité et la qualité doivent
aller de pair. Un effort supplémentaire doit être déployé pour suivre
les résultats (en particulier l’apprentissage scolaire).
Ce qui constitue une plateforme essentielle au suivi permettant de
déterminer à terme dans quelle mesure les politiques et les incitations
favorisent une prestation de services plus efficaces.

5. L’augmentation de l’aide en tenant compte de la « qualité » fait
appel à une cohérence accrue entre les bailleurs de fonds, les pays en
développement et les institutions internationales. Jusqu’ici, les
engagements pris par les bailleurs de fonds d’augmenter l’aide n’ont pas
été tenus alors que les flux d’aide réels baissent et que l’architecture
complexe de l’aide - la prolifération de sources de financement, la
fragmentation et l’affectation spéciale de financements - nuit à sa
qualité et à son efficacité. Une augmentation de l’aide ayant en ligne
de mire la réalisation des ODM passe nécessairement par des ressources
en quantité plus grande et de meilleure qualité (bailleurs de fonds),
des stratégies de développement judicieuses et bien enchaînées
(partenaires de développement), un meilleur appui technique pour
soutenir les stratégies (les institutions financières internationales)
et une « architecture de l’aide » plus cohérente pour réduire les coûts
liés à la fragmentation.

***

Vous pouvez lire l’aperçu du rapport en français sur le site de :
la banque mondiale

La version complète du rapport peut être consultée ici :
http://web.worldbank.org/WBSITE/EXT...

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