Rapport sur la pauvreté des femmes en Europe

La pauvreté et l’exclusion chez les femmes enfreignent leurs droits humains, telle est l’une des conclusions du rapport proposé par Anna ZABORSKA (PPE-DE, SK).

Droits de la femme/Egalité des chances

Ce rapport (à télécharger en pdf) souligne notamment l’écart de salaires entre hommes et femmes et la situation des mères de foyer célibataires, particulièrement exposées à la pauvreté.

Le rapport d’initiative d’Anna ZABORSKA
(PPE-DE, SK) indique plusieurs pistes pour lutter contre la pauvreté des
femmes. Il préconise tout d’abord de développer des indicateurs
et des méthodologies en vue de différencier l’impact de la pauvreté et de
l’exclusion sociale sur les hommes et les femmes. Il insiste ensuite sur
la nécessité d’impliquer à tous les niveaux décisionnels, des femmes et des
familles socialement exclues. Le rapport suggère également des
mesures pour équilibrer vie professionnelle et vie familiale dans un
environnement défavorisé. Enfin, il suggère d’impliquer la société civile.

La pauvreté ne se caractérise pas uniquement par des revenus
insuffisants ; elle peut se manifester par des accès limités ou inexistants à
la santé, l’éducation, un environnement dangereux, une discrimination
sociale et l’exclusion. Un emploi ne constitue pas en lui même un rempart
suffisant contre l’extrême pauvreté. Le rapport appelle les Etats membres à
prendre des mesures ciblées pour assurer aux femmes défavorisées l’accès au
logement, à la santé ou à l’éducation. Il met également l’accent sur les
conséquences de l’extrême pauvreté qui peuvent "déboucher sur des situations
de trafic de femmes, de prostitution et de violence".

"Plus d’extrême pauvreté chez les femmes "

Le Parlement considère que "l’extrême pauvreté est plus répandue chez les
femmes" que chez les hommes : dans l’Union, le risque d’extrême pauvreté est
considérablement plus élevé les premières dans 17 des États membres. Les
familles monoparentales, dont le chef de famille est une femme, courent un
plus grand risque de tomber dans la pauvreté. Une étude menée dans six États
membres révèle que les femmes-chef de famille perçoivent un salaire
inférieur de 9 à 26% par rapport à celui des hommes. Ainsi, la
Grande-Bretagne est en tête avec un écart atteignant 26%, suivie de la
Suède, (14%), la France (12%), les Pays-Bas, l’Allemagne (10%) et l’Italie.
Par ailleurs, l’écart des salaires entre hommes et femmes varie en moyenne
entre 16% et 33%. Plus de femmes (30%) que d’hommes (6.6%) sont contraintes
d’accepter de travailler à temps partiel, un choix souvent dicté par le
manque de crèches à des coûts abordables. Prenant en considération ces
observations, les députés demandent aux États membres d’adopter des mesures
concrètes afin de gommer ces inégalités salariales et de promouvoir des
conditions de travail de qualité qui permettent aux femmes et aux hommes de
participer pleinement au marché du travail.

Référence :
2005/10/13 08:30:00, Anna Záborská (SK) - PPE-DE - A6-0273/2005

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