Reculer pour mieux sauter

Vendredi 14, l’Atelier « Féministes : pas de « si », pas de « mais » - Mobiliser l’activisme féministe en Afrique » avait permis de confirmer le renouveau du féminisme africain (Lire Vers une nouvelle génération de féministes). Une perspective qui ne peut faire l’impasse sur la nécessité de bien connaître ce qu’ont apporté les pionnières du féminisme africain.

En faisant l’historique de la lutte féministe de leurs aînées, les jeunes féministes qui sont intervenues dans la session « De la féminité au féminisme : L’évolution du mouvement des femmes africaines vers une épistémologie féministe africaine » ont fait ressortir les qualités qui ont distingué les pionnières du combat pour la libéralisation des femmes. En effet, les sacro-saints principes de fraternité, de solidarité, de combativité et d’engagement qui sont les fondements du féminisme font malheureusement défaut aux femmes d’aujourd’hui.
A travers ce regard sur le passé, il s’agissait d’analyser les différentes étapes traversées par les mouvements de femmes africaines, afin de bâtir un nouveau féminisme qui soit adapté au contexte actuel. Les jeunes féministes entendent s’appuyer sur les fondations construites par leurs aînées, les pionnières du féminisme africain qui sont des exemples pour la nouvelle génération. Il faut donc amener les plus jeunes à s’imprégner de ces modèles. A cet effet, l’histoire du féminisme africain et des premières combattantes doit être enseignée aux filles.
Transformer les bonnes intentions
C’est l’un des défis qu’a décidé de relever l’Institut pour le leadership des femmes en Afrique, une organisation qui forme les jeunes africaines à la lutte féministe, en leur offrant très tôt les outils nécessaires. Une bonne féministe doit avoir des capacités intellectuelles, organisationnelles, relationnelles, bref des qualités de leader. Les panélistes venues du Kenya, d’Ouganda, du Nigeria et du Sénégal ont toutes reconnu que le chemin est encore long et que le nouveau féminisme africain doit se bâtir étape par étape. Il faut créer un réseau interactif d’échanges entre des féministes engagées. Cela, pour transformer les bonnes intentions proclamées dans les fora en véritable révolution. Il faut passer d’une seule femme présidente au Liberia à plus de 25 sur la cinquantaine d’Etats Africains et de 7% de femmes occupant des postes de responsabilité en Afrique à plus de 50%. Yes we can !

Par Pierrette OYANE NZUE - ODEFPA - GABON

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