Révolutions dans les pays MENA : renouveler nos angles d’approche et d’actions ?

Droits des femmes, « printemps arabes », révolutions tunisienne, égyptienne...
Des questions, urgentes à débattre, telles que l’arrivée au pouvoir de partis de l’islam politique, ont été au centre :
« faut-il/peut-on dialoguer avec eux ou pas ? »
Entre les positions tranchées du « oui » ou du « non », y a-t-il d’autres chemins à explorer, d’autres stratégies à construire, d’autres points de vue à prendre en compte, entre autre au sujet de la « langue » ?
L’article qui suit est le résultat de la participation à 6 heures de ces discussions et des réflexions qui nous sont venues à cette occasion.

Le sujet central de ce 12ème Forum de l’AWID était la « Transformation du pouvoir économique pour avancer les droits des femmes et la justice », mais vu l’actualité, une douzaine de sessions ont été consacrées aux « Printemps arabes ». Nous n’avons pas pu suivre toutes ces sessions, c’est dommage, mais nous vous en donnons toutefois un aperçu à partir d’une des « sessions approfondies » [1] qui a eu lieu sur deux jours.

La session a démarré par une série de constats et d’analyses qui résultaient d’un travail collectif préparatoire réalisé en amont du colloque qui nous réunissait. Les premiers éléments qui vont suivre en sont l’expression.
Les « révolutions arabes » sont des transitions vers la démocratie. Un processus est en cours, il ne s’agit pas que de changer « les têtes ». C’est donc une très grande opportunité pour le changement.
Mais… ce qui se passe est un mouvement complexe qui demande des visions à long terme en même temps que des actions à court terme. Les solutions du passé sont obsolètes.

Par ailleurs, si les femmes ont bien participé à ces mouvements, on ne peut que constater qu’elles sont rapidement devenues invisibles et ont été exclues des gouvernements et assemblées ; or, il était évident pour tout le monde à Istanbul qu’ « Une démocratie sans démocratie de genre, ce n’est pas une démocratie ! »

Les conservatismes religieux, culturels et politiques qui arrivent sur le devant de la scène constituent un phénomène que l’on retrouve partout dans le monde. C’est donc sur ce fond de paysage que la question des Droits humains des femmes va désormais se dérouler et les activistes féministes doivent en tenir compte.
La caractéristique commune principale de ces révolutions dites « arabes » est qu’elles ont amené au pouvoir des partis islamistes. Ceci dit, l’islamisme politique n’est pas homogène ; il contient lui même ses propres luttes internes, ses tendances et ses défis.

D’autre part, s’il y a certes des points communs à cette « zone MENA », la situation de chaque pays doit être analysée en tenant compte de l’histoire et des contextes particuliers de chacun d’eux.

« Dialoguer » ou pas ?

Cet état de fait résumé, un débat a commencé, avec et dans la salle, poursuivi par du travail en ateliers. Se sont alors présentés des sensibilités et des arguments assez divergents autour de la question de fond :

  • « Faut-il dialoguer avec les tenants de ce nouveau pouvoir ? »…..
    …..Ou alors faut-il « s’opposer à ces Etats religieux » ?

Ce point du débat renvoyait à la place de l’Islam (comme religion de l’Etat) et à la chari’aa comme source de la législation. C’est l’objectif des traditionalistes les plus conservateurs que de vouloir lier les deux, mais on a pu voir qu’en Tunisie, le parti Ennahdha les a récemment disjoints.
Mais... « Jusqu’à quand ? » …

Pour certaines, c’est l’ambiguïté des textes qui favorise des lectures allant à l’encontre des droits des femmes et des minorités religieuses. Leur stratégie de l’avenir appelle donc à plus de vigilance et nécessite de faire sans cesse la distinction entre ce qui relève du sacré et ce qui est de l’intervention de l’humain. C’est en légiférant (l’humain) que la lecture patriarcale du message religieux devient une norme juridique (chari’aa). Or, on peut critiquer l’humain comme on veut…. Cette distinction permet que nombre de femmes musulmanes croyantes (pratiquantes ou pas) puissent rester au sein du corpus religieux, tout en critiquant, et parfois plus que fortement, l’interprétation patriarcale et machiste de l’Islam [2], ou d’autres religions d’ailleurs [3]

Cette position s’oppose bien sûr radicalement à celle qui analyse à quel point les religions sont en elles mêmes des ennemies des femmes, et qui peuvent dire : « mais regardez dans l’histoire ! Quand les religions ont-elles été leurs alliées ?? »

En effet, d’autres pensent, au contraire, que NON… on ne peut pas dialoguer : les fondamentalistes - et cela concerne toutes les religions - sont dans des stratégies communes transnationales et ont un message clair et simple en matière de droits des femmes. C’est d’un projet de société régressif qu’il s’agit. Comment penser que l’on peut travailler avec eux ?
La même tendance a tenu à faire remarquer que – et d’autant plus dans le contexte actuel - le mélange sphère religieuse et sphère politique n’avait jamais été, et n’était pas, une bonne conjoncture pour les droits humains des femmes.

Dans un état d’esprit plus contextualiste, il est allégué que la réponse à apporter sur la possibilité de dialoguer, ou non, doit aussi dépendre des situations et des questions examinées.

  • « Et si on « dialogue, jusqu’où va-t-on » ?

Autour de ces 2 grandes positions très antinomiques et entières, une série d’autres questions ont été discutées, allant plus dans le sens de l’une ou de l’autre. Nous allons en retenir les principales.

Montrer les contradictions entre religions - ou au sein même des religions - participe de la démonstration qu’il ne s’agit pas seulement de religion dans le sujet qui nous occupe ici, mais du patriarcat, qui utilise moult « outils » - dont la religion - surtout quand elle est utilisée dans ses versions les plus rétrogrades et conservatrices en matière de droits des femmes.

Dans les pays où la dimension religieuse est importante dans la vie et les références de pensée des actrices et acteurs, on ne peut pas faire comme si elle n’existait pas ! On doit travailler avec, faisait remarquer une jeune mauritanienne.

Des collaborations entre femmes de différents horizons sont d’ailleurs possibles et souhaitables :

  • Ex : En Malaisie, où plusieurs religions sont présentes et importantes, les femmes y appartenant ont travaillé ensemble pour défendre des points de vue féministes, élaborer des plaidoyers et faire du lobbying.
  • Une femme turque fait état qu’actuellement en Turquie aussi, il y a des discussions entre des femmes de différents « bords ». (Voir encadré N°1)
  • Le féminisme turc a été évoqué comme étant très riche et dynamique (cf. encadré N°2)

Encadré N° 1

Puisque nous étions en Turquie, nous pourrions évoquer « le travail de relecture des hadith* d’une théologienne turque, Hidayat Tuksal, [qui] a depuis peu été intégré dans un vaste chantier gouvernemental visant à retirer les hadith misogynes, dont la véracité ou l’interprétation s’avèrent problématiques, de toutes les publications et de la diffusion du ministère des Affaires religieuses qui supervise les mosquées du pays », article de S. Latte Abdallah déjà cité, p.60.

* Hadith = Dans le sens qui nous intéresse ici, un hadith c’est : Tout ce qui est rapporté du Prophète (saws) comme paroles, actions, acquiescements, ou caractéristiques (physiques, traits de caractères etc.)
Ces informations forment ce que l’on appelle la sunna. Elles sont la deuxième source de législation dans l’islam après le Coran. Mais contrairement à ce dernier, la question de l’authenticité se pose ». Réf : http://www.islam-sunnite.com/article-10245881.html

Encadré N° 2


Un raccourci rapide sur ce féminisme turc, dans sa dimension de troisième vague, à propos de l’association AMARGI sur : http://www.memoireonline.com/12/11/4976/m_Genre—mobilisations-sociales-etude-de-genre-des-mobilisations-feministes-radicales-et-LGBT—I9.html

Les lectures progressistes de ce qui est appelé « les nouveaux penseurs de l’islam », mouvement non majoritaire mais qui touche pratiquement tous les pays musulmans, et ce depuis longtemps, n’est pas un sujet qui ait été abordé dans ces 2 sessions ci, sinon en aparté.

  • La focale était surtout sur les fondamentalismes religieux…

La laïcité ou la question de la langue

Dans ce contexte de débat, la discussion sur la laïcité a, elle aussi, connu des positions qui représentaient 2 pôles extrêmes :
L’un s’est exprimé par la phrase d’une femme venant de Suisse : « Il ne faut rien lâcher sur ce qui est universel », dont ce grand principe !
L’autre, soulevait le fait qu’intervenir dans des pays musulmans, certains pratiquement à 100%, avec ce vocable, est une condition assurée d’échec ! (Une jeune Mauritanienne). Un travail sur les mots et sur ce que transmet la langue doit être introduit dans nos analyses et stratégies.
En l’espèce, le background qui accompagne nos mots n’est pas du tout les mêmes entre émetteur-e-s et récepteurs-trices !

  • Ex : ce mot « laïcité » renvoie en arabe à « scientisme », soit quelque chose de très dévalorisé et qui renvoie à l’athéisme, alors qu’il existe des notions comme « dawla islamiya » et « dawla madania », pour dire Etat islamique/Etat civil. Ces concepts pourraient être utilisés avec beaucoup plus d’efficacité et être bien mieux compris et acceptés localement, sans soulever la si automatique critique, ou le sentiment, « d’occidentalisation ».

La question de la langue - et de ce qu’elle transporte - a également été abordée à travers le fait de questionner l’expression « révolutions arabes », dans la mesure où elle constitue une vision essentialiste et réductrice : il n’y a pas que des Arabes dans plusieurs de ces pays (cf. les Berbères, par exemple). D’autre part, et pour d’autres, il s’agissait plutôt de signifier que ce que certains pays « arabes » ont connu/vécu étaient davantage des soulèvements plutôt que des révolutions.

A l’encontre de cette opinion, l’expression « transition démocratique » a également fait l’objet d’une remise en question : la participante tunisienne voulait soulever par là que c’est d’une révolution sociale qu’il s’est agi, fait bien plus total que ce que l’expression précédente laisse entendre. Voulait-elle dire aussi que parler en termes de « transition démocratique » était une vision de « l’extérieur » ?

Interventions étrangères

En effet, les « Grandes puissances » ne sont pas pour rien dans ces situations et ces résultats ! Ceci est un fort ressenti localement.
Elles sont souvent mal vues, sachant qu’elles ont le plus souvent défendu leurs propres intérêts économiques plutôt que la « démocratie » ou « les droits des femmes »… que souvent, elles instrumentalisent.
Par ailleurs, le phénomène « d’ONGisation/écrans », est également remis en question (Ex. d’une irakienne qui a parlé du nombre phénoménal d’ONG qui sont venues s’installer en Irak et qui ont disparu ensuite, brutalement, laissant le mouvement local désemparé et dispersé).


Renouveler nos stratégies et nos modes d’action

Après avoir réfléchi et échangé, au départ, au niveau des analyses et des diagnostics, le grand groupe et les ateliers avaient commencé à mettre l’accent sur ce qui doit suivre, à savoir les stratégies et les modes d’action. La partie qui précède avait déjà entamé le sujet, d’ailleurs.
Nous avons débouché sur un deuxième grand axe de la discussion : « Comment être plus proches directement des terrains ? ». « Demander plus de places pour les femmes dans les partis et aux gouvernements, cela n’est pas suffisant ! », a dit une participante.


Abiaa Naciri (Maroc), de l’Association ADFM

C’est sur le terrain qu’il faut être présentes ; ne pas le laisser à ceux qui font passer sans cesse des messages régressifs tout en répondant aux besoins sociaux des personnes, particulièrement dans les catégories populaires qui constituent la plus grande masse de population de ces pays.

Cette conclusion a été largement partagée par les participantes, comme nécessité de fond et comme stratégie. Cela constitue t-il une proposition pour une réorientation massive du mouvement féministe ? (Sachant qu’un certain nombre d’associations sont déjà dans cette orientation).

En passant, nous pourrions nous demander, ici, quelle a été la responsabilité des instances internationales dans l’affectation des fonds financiers - et donc aussi dans l’orientation des actions des associations féminines et féministes - lorsqu’on se rappelle que l’ONU a pensé la Convention pour les droits politiques des femmes dès 1952, alors que l’apparition de leurs Droits économiques, sociaux et culturels ne date que de 1976 !
Ceci dit, depuis le temps….

Revenons à notre sujet pour constater que les activistes en faveur de droits accrus ou égaux pour les femmes sont minoritaires dans quelque société que ce soit… Alors, comment « occuper le terrain » ?
Les réponses pourraient être que de nouvelles stratégies soient trouvées en matière de personnes et groupes relais, notamment, pour être en contact avec des femmes de milieux beaucoup plus populaires, ainsi, par exemple, qu’en matière de formes de communication : langues vernaculaires, passer par l’oral, outils médias adaptés… (voir encadré N°3).

Encadré N°3


En aparté, une conversation a évoqué les mourchidates au Maroc. Femmes formées à la religion, par des instances étatiques cherchant à véhiculer une lecture plus modérée et un islam plus « moderne », en vue d’être des relais auprès des femmes, elles sont un frein aux conceptions les plus conservatrices de la religion.
En Algérie, par contre, d’après des interviews parues dans la presse que nous avons pu lire, la formation de ces mêmes mourchidates semble beaucoup plus traditionnelle et, du coup, elles transmettent aussi un message très traditionnel de la place des femmes.
On peut, dans un autre ordre d’idées, penser aux caravanes qui, des villes, partent vers les régions plus reculées, pour entrer directement en contact avec les femmes qui y habitent.
Ou encore au fait de se mettre à travailler avec les associations qui sont plus près de terrains, dont les associations de jeunes, ou des discussions de groupe à domicile, etc…

Cette stratégie permettrait également d’atténuer (à terme, de supprimer ?), l’image d’un mouvement qui est perçu comme (et qui est souvent) constitué par une « élite » des sociétés, dans laquelle d’autres classes sociales de femmes ne se reconnaissent pas ?

Une autre question a été posée par une marocaine en matière de stratégies d’action : puisque les résultats obtenus sur les droits des femmes ne sont vraiment pas au top, faut-il se demander si le mouvement féministe n’a pas été trop « sectoriel », pas assez intégré dans l’économie et le politique en général ?
Nous avons envie d’évoquer ici, en écho, le magnifique témoignage d’une femme du Guatemala (Lolita Chavez), dans un autre atelier, où elle expliquait son combat contre la dépossession des terres dont les indiens mayas étaient victimes, au bénéfice de grandes compagnies minières. Ce combat s’accompagnait, pour elle, de la remise en question des inégalités de genre au sein de sa communauté.
Nous nous sommes demandées si c’était le fait de lier la lutte pour tou-te-s (hommes et femmes) sur une question cruciale, concernant tout le groupe, et luttes concernant les femmes, qui lui permettait d’être entendue, y compris par les anciens, qui lui confiait le Bâton du pouvoir pour les représenter.

La constitutionnalisation des droits

Présentée par une marocaine dirigeante d’association, en ce qui concerne la zone MENA, une autre réponse de fond aux défis qui se posent a été abordée en termes de stratégie pour les mouvements féministes. Les soulèvements ayant eu lieu dans certains pays de la région ont donné (ou vont donner) lieu à des réformes constitutionnelles, ou l’élaboration de nouveaux textes, qui sont à saisir pour faire valoir les droits humains des femmes ainsi que la consécration des principes les favorisant.

Bien que de façon synthétique, il faut y réserver une place importante à la question des droits (civils, politiques, sociaux, économiques, culturels, environnementaux), et des libertés.

La reconnaissance du principe de l’égalité est importante mais il faut lui adjoindre le principe de non discrimination en prenant en compte les discriminations directes et indirectes afin de rendre cette égalité effective et, enfin, il faut insister sur l’interdiction de la violence, aussi bien dans l’espace public que privé (violence domestique).
La reconnaissance par les Constitutions du rôle de la société civile, et par là de la démocratie participative, ainsi que les droits de l’opposition, sont d’autres points cruciaux à faire inscrire.


Asmma Khader (Jordani­e)

En conclusion, nous pourrions retenir de surcroît que :

L’opposition entre les 2 courants - qui veulent soit plutôt dialoguer avec, soit plutôt lutter contre, les représentants de l’islam politique au pouvoir - rappelle énormément ce qui s’est déjà passé dans le mouvement féministe en Algérie, il y a 10-15 ans, comme l’a rappelé une participante algérienne. Il y a là tout un pan de l’histoire féministe des pays MENA qui devrait être regardé de plus près !
Mais le dialogue avec les islamistes n’est pas le seul point de divergence, bien souvent ; il y a, comme nous l’avons dit plus haut et en parallèle, une opposition entre nécessité de s’inscrire dans une lecture féministe de la religion ou rejet de toute référence à celle ci…

Le plaidoyer pour l’adoption d’une Constitution et de lois fondées sur l’égalité effective, est très important mais une action du terrain et de proximité en direction des femmes s’impose. Les deux doivent aller de pair.

La représentante d’Amnesty International-Londres a posé plusieurs fois la question de savoir si, à notre avis, le cadre des Droits humains des femmes était le bon ou s’il était plutôt un handicap dans cette zone ?
Nous comprenons par là qu’elle interrogeait peut être sur le fait que « c’est une conception universaliste et égalitaire » où « tout individu possède des droits universels inhérents à sa personne, inaliénables et donc opposables en toute circonstance à la société et aux pouvoirs » [4], alors que les sociétés en question n’ont pas le même chemin historique et politique sur la construction de l’individualité et de l’individualisation des personnes.
Peut-être est-ce là une interprétation de notre part, mais ce serait une question très importante qui serait posée là et sur laquelle il faudrait réfléchir.

La dernière parole sera donnée à la salle : « Il faut arriver à traduire de l’universel mais dans du langage et du contexte local ».

Béatrice Borghino
Intervenante en approche intégrée du genre - France/Algérie
Membre de Genre en Action

En collaboration avec

Latifa El Bouhsini
Professeure universitaire
Membre du CA de Genre en Action

Béatrice Borghino et Latifa El Bouhsini ont fait partie de la délégation francophone internationale Genre en Action à AWID 2012.

Photos de Béatrice Borghino.
Interviews de Najat Ikich, Présidente de l’association Ytto pour la défense des droits humains et de Latifa El Bouhsini (du Maroc toutes les deux).

Notes

[1Les 19 et 20 avril 2012 (soit six heures, occupées par des interventions en tribune, du travail en sous groupes et des questions/réactions de l’assemblée en grand groupe)

[2Cf. le mouvement des féministes musulmanes : http://www.genreenaction.net/spip.php?article8774 par exemple, ou Féminismes islamiques et postcolonialité au début du XXI°, de Stéphanie Latte Abdallah : cf. http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RTM_209_0053 pour le résumé.

[4Jeanne Favret-Saada, Jeux d’ombres sur la scène de l’ONU ; Droits humains et laïcité ; Ed. de l’Olivier, 2010, p.9

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