Rio+20 : le Sommet des Peuples comptera plus de 600 activités

Le Sommet des Peuples, l’événement parallèle à la Conférence de l’ONU sur le développement durable Rio+20, attend près de 20.000 participant-e-s par jour dans le parc de Flamengo (zone sud de Rio) où 600 activités dont 330 internationales se dérouleront du 13 au 22 juin.

Cet article a été publié par www.romandie.com
Nous avons réduit à 600 les 1.011 activités proposées au départ et éliminé toutes celles qui étaient gouvernementales, sur les 7 km de l’Aterro do Flamengo, comprenant débats, assemblées, mobilisations et concerts, a indiqué jeudi lors d’une conférence de presse à Rio Fatima Mello, représentante du Sommet.
Sont également prévus 171 territoires du futur, des expériences pratiques, comme l’énergie solaire, mises en place dans divers pays.
Ces activités sont à l’initiative de 200 réseaux internationaux, représentant des organisations et mouvements sociaux comme Via Campesina (mouvement international paysan), d’indigènes, de noirs (quilombolas), de femmes et de jeunes pour lutter contre le mercantilisme de la vie et défendre les biens communs, a dit Mme Mello.
Le Sommet des peuples dénoncera le capitalisme vert prôné par la conférence officielle qui réunira 115 chefs d’Etat et 50.000 délégués du 20 au 22 juin, un terme trompeur pour désigner une autre étape d’accumulation capitaliste.
Nous voyons avec méfiance l’avancée du secteur privé dans des domaines universels comme l’eau et l’air qui devraient être assurés par le secteur public, a estimé Mme Mello.
Rio+20 sera aussi l’occasion de faire le bilan des progrès enregistrés depuis le Sommet de la terre en 1992 à Rio quand la société civile était exclue des débats.
Aujourd’hui nous sommes présents dans la commission nationale de l’Environnement et c’est le gouvernement qui a financé l’organisation du Sommet des peuples à hauteur de cinq millions de dollars, a indiqué Mme Mello.
En raison de la crise, les organisateurs du Sommet des peuples redoutent que les discussions de la conférence officielle se polarisent sur un seul débat : récession versus développement.
Il faut débattre de la justice sociale, du plein emploi, d’autres modèles de production qui ne considèrent pas la nature comme une ressource inépuisable, a dit Mme Mello.

Dans la même rubrique :

Communauté

  • Devenir membre
  • Se connecter
  • Nos membres
  • Le genre se bouge
  • Publier un article

infoGENRE

S'abonner à la newsletter