Six portraits de femmes africaines d’influence

Le site web Afrique Avenir a dressé le portrait de six femmes d’influence en Afrique. Quelles soient femmes d’affaires, cheffes d’Etats, artistes ou défenseures de l’environnement, les femmes africaines occupent aujourd’hui tous les terrains. Par leurs actions quotidiennes, elles oeuvrent au développement du continent.

Le succès et les carrières exceptionnelles de certaines d’entre elles en font des personnalités incontournables sur le continent. Portraits de six femmes d’influence...

Wangari Maathai et la muraille verte

Wangari Maathai est la première africaine a avoir obtenu le très prestigieux prix Nobel de la paix, en 2004, pour « sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix ». En 1977, elle a fondé le mouvement de la Ceinture verte qui a commencé par planter modestement sept arbres. Soutenu par les femmes, le Green Belt Movement a réussi à planter 30 millions d’arbres en trente ans afin de prévenir l’érosion des sols, devenant ainsi le plus grand projet de reboisement en Afrique. Et la militante écologiste a gagné un surnom : « tree woman », la femme des arbres. « Nous n’avons le droit ni de fatiguer ni de renoncer », aime à dire Wangari Maathai pour qui l’écologie, le féminisme, la politique, la lutte pour la paix et contre la pauvreté veulent dire la même chose.

Ngozi Okonjo-Iweala, la femme d’affaire nigériane

Ngozi Okonjo-Iweala est l’actuelle ministre de l’Economie et des Finances du Nigéria. Ancienne directrice générale de la Banque mondiale, elle s’est engagée dans la croisade contre la pauvreté et la corruption dans son pays, peuplé de près de 120 millions de personnes, avec une série de réformes pour assainir les finances publiques. Son objectif a toujours été de : « Faire en sorte que les revenus du pétrole soient bien investis dans le développement des infrastructures, de l’éducation et de la santé. » Pour ce faire, elle a réduit les subventions au secteur pétrolifère, mis en place un système antifraude pour traquer les fonctionnaires véreux et a exigé un rapport de comptes sur les dépenses du gouvernement. Un vrai exemple de bonne gouvernance.

Ellen Johnson-Sirleaf, une femme politique d’influence

Le 17 juin 2011, la présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, était à l’honneur à Dakar (Sénégal). Elle recevait l’African Gender Award, un prix d’excellence, créé en 1996 par l’ONG Femmes Africa Solidarité pour son action et son engagement en faveur des droits des femmes sur le continent. Avant même son accession à la magistrature suprême au Liberia en 2006, elle fut ministre des Finances sous la présidence de William Tolbert. Sa formation d’économiste et sa perspicacité de femme politique lui permettent de s’engager dans la défense des droits de ses concitoyens.

Were Were Liking, l’artiste panafricaine

Elle a formé des générations d’artistes africains, toutes disciplines confondues. Aujourd’hui, Were Were Liking est considérée par nombre d’Africains comme une "légende". Née en 1950 au Cameroun, cette dramaturge et metteur en scène s’installe en 1978 en Côte d’Ivoire, dont elle prend aussitôt la nationalité. Après des travaux de recherche en traditions esthétiques négro-africaines, elle crée le village Ki-Yi M’bock dans le quartier de la Riviera II à Abidjan. C’est un espace culturel multidisciplinaire, dont elle fait le laboratoire de sa production artistique. Elle accueille des jeunes déshérités à qui elle donne un avenir dans la musique, la danse, le théâtre ou les arts plastiques.

Bineta Diop, un agent de la paix en Afrique

Le magazine Time en 2011 la classe parmi les 100 personnalités les plus influentes dans le monde. Bineta Diop s’est surtout engagée auprès des femmes et particulièrement celles qui ont à souffrir de la guerre. Fondatrice de l’ONG Femmes Africa solidarité (FAS), sa préoccupation est d’intégrer les femmes dans les processus de paix et la résolution des conflits. C’est ce qu’elle a fait au Burundi et en République démocratique du Congo, mais aussi dans toutes les zones sensibles (Darfour, Sierra-Leone, Rwanda, Tchad, Soudan). En 2004, elle a usé de toute son influence pour amener les chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) à appliquer le principe de parité (PDF) dans l’élection des cinq commissaires femmes sur les dix que compte l’organisation.

Angélique Kidjo, une star africaine internationale

Depuis le début de sa carrière internationale dans années 80 en France, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo a été primée une trentaine de fois, dont deux aux célèbres Grammy Awards pour « meilleur album des musiques du monde ». Née au Bénin en 1960, Angélique Kidjo se fait remarquer par la diversité de ses influences musicales et l’originalité de ses clips. La BBC l’inclut dans sa liste des 50 icônes du continent africain, et pour le magazine Time, elle est n’est ni plus moins que « la Première diva africaine ». Le Guardian complète le tableau en la faisant figurer dans son classement des 100 femmes les plus influentes du monde.

Aujourd’hui, elle met sa notoriété et son talent au service de la défense de la musique africaine à travers le monde. A travers sa fondation Batonga, elle se bat également pour les femmes africaines en soutenant l’éducation des jeunes filles sur le continent. Angélique Kidjo est d’ailleurs ambassadrice de bonne volonté du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) depuis 2002. Elle fait également aujourd’hui campagne pour le commerce équitable à travers le monde.

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Source : Afrique Avenir

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